Loin de
tout, loin de vous, Elise, mon cœur
Se torsade,
puis se dissout des larmes
Le voulant grimer, pour en rompre le charme
D'années, où l’amour évinçait la rancœur.
Loin de la belle Provence, s’asphyxie
La rosée
nimbant la flore, en ce froid décembral ;
Se meurent les vents, qui des palpébrales,
Aspirent
chaque douleur… qu’intensifient
Les rides
modulées, l’attendrissement, aux plis
Pénétrés
de possibles, d’altérables souffrances,
Peu à
peu, éclatées de vaines turbulences
Entrelacées
d’absences, coulpes de complies.
Je voudrais,
tendre Elise, au miroir du lac,
Retenir vos mutines joues, au radieux halo ;
Pénétrer de vos cils, le doux reflet pâlot ;
Les
pleurs en sanglent la lignite de laque ;
Il me
manque d’aimer, me manque de vivre,
Rompu de disgrâces éventées sans raison ;
La
sagesse, l’envie m'alunent... ivre,
De désespoir,
mon âme en couvaison,
Pépie quelque
pitance, avant que de se lier
Aux trompeuses
attentes, ces captieux espoirs
Mutilant
l’expectance tailladée du guipoir
Du barde, cet ascète par trop humilié.
Elise,
n’ai plus, ombragé du putiet, le courage
Du héros
de grimoire, du fier palatin
Empanaché
de gloire, en ces fiefs latins
Où l’orgueil
implémente, sous le muretin,
Le novateur
pétri de suffisance, que doux matin
Cosmétique
d’estimes, que noire nuit encage
D’impudence,
d’immodestie, pour de l’adage,
Bercer d’ostentation, le cagneux pantin.
Serai, au
bord de votre lèvre, soupirant
Dont l’attention
ennoblit prouesses… serai moi :
Fougueux
céladon, qui ne jamais larmoie,
Quand palpite
le cœur sous l’épais jaseran !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021









