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dimanche 3 janvier 2021

INSPIRERS EXTITERIT,* Inspiratrices serves

 

INSPIRERS EXTITERIT,*

Inspiratrices serves

 

Muses et ondines, nymphes et dryades,

Qui voyagez loin des troubles livresques,

Venez m’alléger de ces joutes tudesques

Offrant au parvenu, impudiques adages !

Me  suis fais ménestrel de faubourg,

Pour franchir de vos cols, tel le casoar,

Le faîte ennuagé… j’en dénoue, aux blizzards,

Les vapeurs viciées, avant le grand rebours

Dégradant de la foi, de possibles cuvées…

Voyez de l’herméneutique, la componction

Affectant la phonie, en des vibrations

Utiles au prodrome, sans la point encaver

Au terroir des péons assujettis_ croit-on _

Aux dogmes voulant inféoder le vassal

Dont l’altier suzerain bague le commensal,

Ce pansu de bombance, cet ignoble glouton !

 



Fascinantes dryades du mont Makrylàkko,

Dont la voix enchatonne la nébulosité,

D’un halo de promesses, sans l’ingéniosité

Proférant redites, et qu’emmure l’écho

Aux troubles de Nicandre de Colophon,

Ce grammairien utile aux Thériaques ;

Ses nuances mystifient l’élégiaque

Dont les Géorgiques, sans mal, se défont.

 


Sur la garde d’un recueil d’Archiloque,

Ou aux plis peaussés de palimpseste,

S’harmonisent encor, les tons agrestes ;

Mon regard s’en émeut, défait des loques

De la suffisance… s’en contente, le psoque

Parasitant du verbe hellénique, l’almageste

Dont Ptolémée concède algorithme d’époque.  

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

samedi 2 janvier 2021

PRIMUS INTER PARES* Premier parmi les pairs

 

PRIMUS INTER PARES*

Premier parmi les pairs

 

Puisqu’il faut des musiques bizarres,

Eteindre vacarme ; des rythmes malsains,

Evincer harmonies, phonie barbare…

Il faudra museler du discours assassin,

 

Le licencieux schisme, les roides scissions

De prélats attifés de douteux préambules,

De nonces dégénérés dont l’unique mission

Est de cercler de doutes, de conciliabules,

 

Chastes moniales de la curie latine,

Prudes carmélites de la Rome Papale,

Que l’apocryphe d’encycliques, butine,

Comme de l’indigent, le fier Sardanapale.

 

Premier parmi les pairs, le prétentieux légat

Administre d’un doigté superbe, à l’affidé,

Pour le mieux retenir aux crocs de l’ablégat,

Confortable venin, en des pages ridées

 

D’un catéchisme oint d’un manichéisme

A nul autre pareil… il en faut du courage,

Pour moucher ce ventru gavé de syncrétisme,

Du cran, pour objecter ce diacre en cage !

 

Puisqu’il faut de l’offense, absoudre le pénitent,

Enclore la cavillation du plénipotentiaire,

Ce herméneute dont l’homélie nodale tend

A séduire de laudatives masses, l’insincère

 

Qui, de l’épidictique, s’en cogne… n’y voyez

Barbarisme aucun, en ce vil apophtegme !

Les mots, souvent dépassent, sans louvoyer,

Ma pensée de rhapsode ceint de flegme…

 

Puisqu’il faut, d'incohérences,  se défaire,

Entrer ex abrupto aux loges de zélateurs,

Dévoiler la faconde des chiens de l’enfer,

Sans breuvage, il faut, en contradicteur,

 

Céans, admonester le clerc de vespérales,

Le moinillon de laudes ; museler l’aumônier

Ce pontifiant enkysté de longs râles

Roulant sur la chasuble… se peut-il renier (!?)  

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

vendredi 1 janvier 2021

INDISPLINATAE IMBRIBUS AETHER* Indiscrètes averses

 

INDISPLINATAE IMBRIBUS AETHER*

Indiscrètes averses

 

Les terrasses se sont vidées, il n’y a plus

Personne dans les rues de la ville…

Il y a, aux jardins, où il a encor plu,

Une faune meurtrie se sustentant d’agriles.

 

Il pleut sur le toit de vieilles chaumières,

Au clocher des chapelles, sur les girouettes

Perchées entre terre et ciel, coutumières

De ces turbulences, ces vexantes tempêtes.

 

Aux aurores, les vents lointains chahutent

Les nids dressés au dôme d’édifices…

Le faucon crécerelle, que les brises percutent,

Cherche issue sous les combles d’offices.

 


Les bruines ont coulé dans les tristes ruelles ;

Les caniveaux débordent, puis s’emplissent

De nouveau… s’abattent les trombes cruelles,

Dont la nue se vide, entre ses interstices.

 

Recroquevillé, yeux mi-clos, j’efface ici,

De mon regard brumeux, les volutes ouatées,

En écoutant la pluie battre, avant éclaircies,

Les volets de la chambre,  son épaisse butée.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

ALIBI* Autre part

 

ALIBI*

Autre part

 

Une envie d’ailleurs…

Pérégrine ascension aux cols de l’insolence :

Ivresse des cimes de poèmes gouailleurs.

Naissent de mes vertiges,

D’accessibles prodiges,

     D’élégiaques remembrances.

 Mes poèmes sont vôtres

Les spleens fardent les autres.

J'écris pour taire les miennes contradictions ;

J’écris par pulsions.

 




Bonne année 2021

 

Armand Mando ESPARTERO

jeudi 31 décembre 2020

EAMUS USQUE IN ALA* Remontons l’allée

 

EAMUS USQUE IN ALA*

Remontons l’allée

 

Remontons l’allée, avant que ne surviennent

Les premières ventées… devant la cheminée,

Tu pourras t’asseoir… rêver, l’âme sereine,

A d’autres lendemains, de journées animées,

Où les amants heureux savent encor s’aimer,

Où les filles des champs deviennent des reines !

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

COGITATIO ERRANTIBUS* Vagabonde imagination

 

COGITATIO ERRANTIBUS*

Vagabonde imagination

 

O que n’ai-je rêvé, entre mes insomnies !

Une plage déserte, une oasis claire,

Une crique perdue, une terre bénie,

Et qu’entoilent les vents de la stratosphère.

J’y verrais pousser de nouvelles marcottes,

De bulbeux mailletons, de noueux provins,

Dont la vigne agrémente du pampre nu,

Le branchage, pour extraire du vin,

La liquoreuse robe, qui du cep trop ténu,

Anoblit le sarment, en l’âtre de porphyre,

Aux flammes indomptées, aux tièdes braises,

Devenues cendreux tisons de lamprophyre,

Eparpillés à l’aube, et qui de la noèse,

Boude le corrélat… pour toujours, disparaître,

Dispersés en la vision interne, sans cliver

Au butoir cognitif, la pensée à renaître

Au cœur de l’anamnèse, avant de dériver

De possibles redites, de plausibles rengaines

Ajustées au cylindre du songe consomptible,

Enquillé à ces buttes, qu’engainent

Les souvenirs défaits, les traces putrescibles.

 


Que n’aurais-je voulu, aux vaporeuses nues,

Au jour où se dévêtent les furtives brumes,

Accéder aux degrés talés de l’ingénue,

Quand s’éclatent les bruines sur bitume !

 

Mes narcoses pénètrent la chaleur des îles,

S’insèrent aux sablonneuses rives poudrées

De poussières d’écumes, parfois, d’indociles

Crachins traversés de lourds Cirrus cendrés.

 

Je les veux caresser, sans montre de pudicité ;

Je pourrais_ que ne l’aurais-je tu ! _

Y dénuder l’aguichante dryade, exciter

La rosière blessée d’indifférence, quand l’abattue

 

Promène son égotisme, pour mieux cacher  

Le vide encellulant sa honte, l’abandon

Qui, en gorge d’abîme, aspire pour la mucher,

La gêne dont l’incurie semble encor faire don.

 


En d’insolubles mirages, je fronce du tangible,

Le disgracieux bâti, avant, des morphiniques

Volutes, inhaler la bohème, à jamais accessible

Aux fantasmes lyriques drapant la poétique.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

mercredi 30 décembre 2020

PARIS FRIGUS* Paris a froid

 

PARIS FRIGUS*

Paris a froid

 

Il neige sur Paris… la Seine a pris froid,

En regardant tomber les premiers flocons,

Sur ses berges cachées de vieux beffrois

De la capitale, d’où soufflent des balcons,

De petites risées, ou d’infimes soufflées,

Gelant des terrasses, les frêles lambourdes ;

Sous chaque solive, les bordures renflées

Soutiennent les murettes trop lourdes.

 

Il neige sur Paris… les amants s’enveloppent

De caresses, de rires… jusqu’aux estaminets

Prisés de solitaires au négoce interlope,

D’aguichantes sirènes effeuillées de minets

En quête d’aventures, de tristes damoiseaux,

Les yeux pleins de brouillards, le cœur vidé

De désirs princiers, avachis sous les eaux

De regrets éculés, de larmes écoulées,

Que Paris la mutine duvète de baisers,

De mille et une teintes, avant de s’écrouler

Au petit matin blême emperlé de rosée.

 


Il neige sur Paris… seul, me suis endormi

Sur la couche ridée d’un baldaquin ;

Je regarde pousser les astres affermis,

Les étoiles pistées de l’Algonquin,

Avant de me glisser entre les doux satins

Emprisonnant mon corps défait de luttes,

De flottements, de transes… en attendant matin,

Sur le tertre blanchi, qu’éveille l’haquebute.

 

 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020