ACCOMMODATUR TRIBULATIONIS*
Accommodant trouble
Quand s’éveille
l’aurore, s’ouvre le bourgeon,
Ton regard
fait pâlir les matins d’autrefois,
Quand l’hiver
balbutiait des spirales de froid,
Et que
les vents pinçaient les noueux drageons.
Quand pépie
l’oisillon en l’azur magnifié,
Ton sourire
fait promesses à mon regard perdu
Entre les
nuits d’orages, et mes sommeils ardus
Suspendus
au grelin d’absences chosifiées.
Quand grondent
les tempêtes, roulent les marées,
Ta main
me fait invite, sans autre apparence ;
Rien ne
peut nous contraindre à l’indifférence
Dont se
targue l’ermite reclus en son faré.
Quand le
quartanier s’éloigne des battues,
Le pécari,
des meutes de chasse à courre,
Tes larmes
redessinent du plaintif parcours,
Les pleurs
en avalanche, la sodique étendue.
Alors,
brisée en d’absconses coulpes d’ascèse,
De glossolalies de nécromanciennes,
Ma raison
fait quitus aux lois cogniticiennes:
Spécieuses
inférences, syllogismes, malaises,
Écartelant le docte exécré de fadaises,
De niaiserie
de grime: itérative fichaise,
Au flux
fréquentatif ; les calques font siennes,
Les rumeurs
fluctuées, ces froides braises.
Quand s’éventent
les rires du replet drille:
Moqueries enchâssées de lazzis,
Désillusionné,
je cherche de notes choisies,
La douceur
de ta voix, que l’affreuse étrille
D’insupportables
loups, accastille
A ta fragile mue… huée des tifosis.
Je te reviens, sans fendre de mes joies,
L’éphémère
rumen… faut-il que je t’arrime
Au ponton
de mes trêves, en l’intime
Du
rêve où le féal s’affranchit des lois ?
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020







