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mercredi 16 septembre 2020

MULTOS AUTUMNI VESTIGIUM*



 

       MULTOS AUTUMNI VESTIGIUM*


Automnale empreinte

 

Laisse courir les vents, s’effeuiller septembre !

Nos silhouettes écornent du paysage,

Quand se tournent les pages,

S’achève doucement, l’agréable voyage,

La ramure du pampre, amputée de ses membres.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

MULIER CARCEREM*

 

MULIER CARCEREM*

Femme-prison

 

Qui a hissé la femme au pinacle du vice,

Donné à ses murmures, le son de grelots

Éveillant du silence, la majesté de l'eau ?

 

Qui l’a meurtrie entre les interstices

Abandonnés aux vieux soleils pâlots

De saisons liées aux cycles en rouleaux ?

 

Ce miroir où se reflète l'homme,

Se perd sous la vague aux roulis tenaces ;

L'onde l'a fait dériver des cruelles nasses

Plongées au fond de l'aquarium

 

Évidé de ses plus belles prises

Aspirées des vents de juin l'invincible ;

L'automne l'aurait voulue pour cible

Entoilant sa superbe de brumes grises.

 

La femme- boudoir où s'affairent les mâles,

Est un désir dégusté à plein temps,

Confiserie de l'été, au printemps…

N'en faîtes, aux heures hiémales,

 

Un objet de plaisir ! C'est l'épouse, la mère

Dont la progéniture espère protection…

La femme offre, et sans abstention,

L’amour domptant nos envies éphémères.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

mardi 15 septembre 2020

SALUTARIS LITORIBUS*


SALUTARIS LITORIBUS*
Salutaires rives


Rêve maritime


Sur esquif ballotté des courants,
Nous voilà prisonniers de l’onde en furie,
Du tumulte des flots nous laissant ahuris,
Purgés des bassins au fretin mourant.

Sur la lame éclatée en poudrin,
Dérivons des terres englouties,
De fiefs désolés, empuantis
A jamais d’imposants malandrins.

De salutaires rives, un peu plus éloignés,
En piteux gabiers, accordions aux finauds,
Ces prébendiers, nanan sous cerneau,
L’akène nous pouvant tous soigner.


En d’austères mouroirs, nos profils
Se dissolvent, et pour ne plus paraître 
Entités d’un royaume sans êtres,
Ni profils, qui, en la nuit, défilent

En poussiéreux spectres de nécropoles,
Sous la crypte d’un espace vicié ;
S'y’étire, le laptot supplicié,
Giflé d'ouragans désenclavé des pôles.

Où vais-je jeter l’ancre ? Trouverai-je l’atoll
Aux poudreuses berges, l’agréable lido,
L'onde déliée du bancroche radeau ?
Sur quel océan bleu jetterai-je l’étole ?



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

lundi 14 septembre 2020

QUOD*


QUOD*
Quand

Quand mon cœur a rêvé au matin
Où les rires pénètrent l’incertain,
Va voix a mu, avant de disparaître
Du halo des saisons venant naître
En la désespérance, l’adynamie
Perçant du long col, l'anatomie
Dont la chair fait, sans animosité,
Le tour, pour enclore la caducité.


Quand mes yeux ont, du miroir,
Caressé l’amalgame, le mouroir
Où s’endorment de vaporeux profils,
De l’entrebâillure, aux heures qui défilent,
S’exaltèrent d’étranges fumerolles ;
Y croissaient de puantes furoles…

Quand l’âme démunie, j’ai invoqué Dieu,
Libre, ai confessé, en pénitent  pieu,
A genoux au pied du grand lit froid,
Le désordre interloquant ma foi ;


L’esprit appesanti, ai cherché le pardon
Du Seigneur Eternel ; Il me fit Don
De Son Corps au Calvaire, à La Croix
Dressée au tertre romain... en décroît,
Désormais… privé de Ce Salut accordé
Aux croyants… ces premiers de cordée.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

dimanche 13 septembre 2020

PURGAMENTUM PROPIUS CATHEDRALIUM,*


PURGAMENTUM PROPIUS CATHEDRALIUM,*
Cathédrales-poubelles




Ignobles contempteurs, sodomites de l’ombre,
Vos fiefs sont des tombeaux placés
Au ventre des cités, bourgs de Laodicée
Étarqués au couloir de sectes sans nombre !

Vos églises germent aux portes de l’enfer,
Poncées de cerbères aux prêches d’apostat,
D'ensoutanés bagués du tiers-état:
Incubes de prônes, démons squamifères.

A vos noces, se repaissent encor,
Lors que le dévoiement accuse diligence,
Que point, d’âmes déconfites, l’abondance
Dételée du supin… chancissure mucor.

D’une eau prétendue bénite, goupillon
En main, aspergez le faible, le bigot
De vos messes vêprées, mystique cagot
Dont le cœur et l’esprit font haillons…


Vos chaisières sont d’ignobles mégères,
Bordelière de closes, macarelle de cour,
Enivrent les chiennes au parcours
Pour le moins chaotiques… ces harengères

De couches, bavardes, alanguies,
Pour concubins ne pouvant plus bander,
Agrémentés, avant de transcender
Du fictif, du  masturbatoire de targui ;

Sa semence est ruinée du coulage,
Ce spermatique influx inaccentué…
Il y a tant de spleens en l’infatué,
Tant d’affronts aiguillés d’empennage !

Confesseurs, abbés de confidences,
Vos claires lunes, ne sont que décans
En un ciel de surface ! Vos pérores éloquents
Refoulent le fiel du rite d’impédance ;

Il excite le simplet de laudes,
Ce sacristain à la bure viciée
Qu’un archevêque, jamais disgracié,
Soulève d’un phallus distrait… sans maraude,

Pour contraindre au partage de butin,
Asservie aux mêmes avanies…
Fesse qui te plaît !... est-votre litanie,
Vous nonces de derviches, abjects calotins ?


En passant au nord de votre sacristie,
Pisserai sur le vieux mur d’enceinte !
Laisserai de ma sève pleine, empreinte,
Avant de m’en aller vomir de vos hosties,

La pâteuse mixtion… que Dieu ait pitié
De ce sacramentaire posé en gloriole
Sur nappe de maître-autel… matthiole
Sans fragrance, ni sépale… triste fleur

D’un jardin privé de radiance, sans soleil,
Ni rosée perlant à l’orée de l’éveil,
Sans la joie enchâssée au bonheur.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

samedi 12 septembre 2020

NOTCHES* Entailles





Si ma peau gorge de houleux soupirs,
Mon cœur encloue les déchirures 
Posées au revers de béatitudes pures
Dont l'âme honore les béantes spires. 




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

vendredi 11 septembre 2020

DE SUPERBIA*


DE SUPERBIA*
Les orgueilleux


Ils projettent sur les murs du temps,
La haine, le mépris des nonces ;
Salivent d’improbité, dénoncent,
Sans la moindre gêne, impudents,

Ceux qui, pour se parer du froid,
Campent au pied de leur tour d’ivoire,
Courbés, roidis, à n’en plus rien voir,
Embrumés sous d’altiers beffrois…

Aux grands salons de métropoles,
Au creux d’un divan satiné, sèment
En de blessantes joutes, au soir blême,
De labiles offenses, et qu’épaule

L'auditoire de nantis ravagés
D’orgueil… ces bouffis sans âme
Pissent au matin sur le gris macadam,
Reste de violence par trop ennuagée

De vapeur, d’alcool, pris en estaminet,
Au bras de grasses hyènes plombées
D'offres mercantiles… réticule bombé,
Arpentent les couloirs dont l’efféminé

En quête de subside, emprunte le boyau
Etranglé, au fond d’impasses nues,
Empuantie de vices contre-nature, ténus…
Les bourgeois s’y entassent en pouillots

Déplumés, pour se cacher la nuit ; fardée,
Leur conscience dénoue du repentir
L’exacte prétention… ne pouvant plus pâtir,
Puisque vidée d’amour, s’en vient darder

Au vide d’aveux tronqués, implorant
Pour s’en repaître, la chatte désœuvrée
D’un luxueux bordel manœuvré
De banquistes coincés en soupirants

Retenus aux coteries mondaines,
Estampillés d'idéaux, d’arbitraire…
Le dimanche, en famille, semblent traire
Du pis d’indulgence, les calembredaines

D’un prêtre inverti, pédéraste, sodomite,
Sous voile d’un concordat papal…
Les instances en flattent le Sardanapale
Du magistère engrossé de mythes.  

Voyez ces tristes culs du catéchisme,
Ce cheptel d’arrogants sans cœur ;
Ils bénissent la fesse, modulés de rancœur !
Leur vie, ce lupanar, s’orne de syncrétisme.

Ils font large sourire, en changeurs bedonnants,
Cambiste délétère, pugnace, fier du patronat
Dont ils sucent la bourse ; rêvent de mécénat…
Ignobles podestats acclamés de manants.

Au faîte de leur stèle, en lettre de feu, verrez :_
A notre bienfaiteur et ami respectable

Puis, quand leurs proches se mettront à table,
Diront : _ vieille baderne toujours affairée,
Dieu te fera payer lourds sequins et ferrets
Accaparés aux faibles jouant d’un air affable,
Quand les boniments s’accotaient à tes fables,
L'air du lazzarone, ce mendiant effaré !

Mes enfants, demandons au Seigneur
De nous prêter main forte, face aux hommes
Que votre géniteur a transmués en gnomes,
Ce géant en captait de la donne,
La ressource cachée, ignorée du gagneur,
Mais connue du tricheur usant de maldonne !

Face à ces vilenies, je remercie Le Ciel
De m’avoir fait Croyant ; Je loue Jésus,
Le Christ-Rédempteur, élevé au-dessus
De toute créature, de m’offrir L’Essentiel.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020