NAIS
LANGUEAT ;
Naïade alanguie
C’était aux estivales, au soleil de juillet,
Quand s’éloigne la brume du petit matin,
Que déjà, s’essouffle le zéphyr mutin,
Elle avait pris en ce cycle guilleret,
Sans montre de pudeur, en l’aube épanouie,
Comme les filles de nos rêves soignés,
Le temps de se poser, puis, de s’éloigner
De la rive bercée du flot évanoui.
Sa hanche porphyre liait de sa marche,
Le doux tressautement, le port altier:
Superbe dont l’amant, volontiers,
Poncerait la structure qu’harnache
Le licol du désir impromptu, amativité
Lentement égrenée de l’œil alliciant ;
Que n’aurais-je voulu, certes, à escient,
Écheler de ses monts, l’insolite butée !…
Sa gorge nue offrait larges promesses,
Où, plaintives, les suées dégorgeaient
Des brèves craquelures purgées
Du reliquat de la chair en liesse…
Ses nuits boudaient des murmures
Fusés de conciliabules, l’audace ;
Son sommeil de sublime Candace
En trompait la narcose… s’emmurent
De cette geôle hissée à même la pépie
Vaincue de chatteries pubères,
Le trompeur farrago, et qu’obèrent
Les caprices aliénés au dépit.
Tout en elle, par elle, régente de l’extase,
L’impudique transe… de sa badine moue,
A l’affectation emperlée de remous
Activent de l’ostentatoire, sous arase
Conditionné de rudes mains
Malhabiles de libertins pugnaces
Au soir, chus du verbe loquace
De séducteurs aux actes inhumains.
Au jour, la verrai sur la plage ;
Son ombre accolera mes pas désaccordés ;
Serai de la tendresse, sans la jamais farder,
Chantre de l'errance où s’isole le sage.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020















