EX
DECORUM NONCES*
Décorum de
nonces
N’ai point la mémoire fourchue
Du sectateur enflé de médisance,
Cet adepte de vaines obédiences,
Ce plaintif d’un royaume déchu.
Ne suis pas affidé, en ces peines,
Béguin de tierce zone, sacristain banni
Dont le séculier malgré lui abonni
Pirouettes de confesse, et sans haine,
Lors que la coulpe tue le remords,
Les rites sacramentels, décorum
De messes glorifiées d’hommes
Ivres de spiritisme, stupides matamores.
J'avance prudemment sur le chemin étroit,
L’œil sur la borne d’un futur acceptable ;
Ne peux plus ripailler à vos tables,
Moucher du silène, l’effarement pantois.
L’esquisse du verbe n’attache pas,
A l’effile l’étoupe, l’axiome vainqueur ;
Mes rimes n’ont de ces plaies au cœur,
Entraves aucunes… elles conquièrent mes pas
De musard, en agrémentent parfois,
La stylistique, adornant des principes,
Même s'il m’en coûte, chaque cippe
Du parcours d'un grincheux pisse-froid.
Mes cognitions enjambent toujours,
Sapience du fou lié d’anamorphose,
Béance du pitre qui du kakemono dose
L’écœurante pochade bée du petit jour.
Mes convectives suées échauffent encor,
Quand se dissolvent mes rêves,
Et l’angoisse, et la peur de ces trêves
Parachevant les cernes de mon corps
Sanglé au fourreau d’un décor
De sépia, sur mes insomnies brèves.
Armand Mando
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