pinterest

mercredi 24 juin 2020

DECIPIAT IN SUBTILITATE SIRENIS*


DECIPIAT IN SUBTILITATE SIRENIS*
Enjôleuse sirène


Arpentant du cœur, la contrescarpe,
En agenouille les larmes efficaces...
Efface au matin, les dernières traces
D’empreintes que le malheur écharpe.

Profane des nuits, la riche économie
Puis, sans mal, souffle, aux aurores
Sur les tisons, les flammèches, encor
Étirées en l’âtre de ses insomnies.


Sous l’arceau d’innommables désirs,
Empanache du vice sis en mausolée,
De funestes regrets librement écalés...
Elle peint du rêve, l’évanescent plaisir.

Enfouis en l’étrange, ses amants,
De la soif libertine, las, coagulent
L’intense démesure, puis, reculent
Du flot où ronflent ses tourments,

En griffent le confort, en émiettent,
Au fort de l’angoisse, des cicatricules
La porosité liant le rustre opercule,
Ce nerf éclos du mâle qui s’entête

A plisser des gamètes purgés,
Le nard chaud évidé de sa sève...
Elle sait_ nul ne l’ignore ! _ Ève
Hante le Shéol du galant outragé.





Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

mardi 23 juin 2020

RUDIA VENEREUM*


RUDIA VENEREUM*
Romanesques ébauches


Rêve-moi, en ces lieux où l’amour
Pénètre la moiteur du petit matin !
Laisse-moi me griser du satin
De ta peau, qu’emperle la rosée du jour !

Imagine ma soif au désert de tes reins,
Mon souhait, au col de tes ardeurs !
Suppose l’odalisque épuisée de fadeurs,
Quand la mer azurée emporte le marin !

Me veux-tu sur toile d’aquafortiste,
Péon d’un Sertao aux portes de Mata ?
Dois-je enfreindre des lois du tiers-état,
L’ordalique semonce ânonnée de déistes ?


Devine-moi archonte au fief du plaisir,
Suffète d’une armée sans garde, ni soldats !
Tu pourrais t’épuiser quand je pose barda,
A dépouiller ma chair, avant que de gésir.

Mes muscles froissés en l’étreinte farouche
Bouderaient l’acrotère du monument
Escaladé d’amants estourbis de serments ;
Y fuiteraient des joies engluées à ta bouche.

Me veux-tu vassal de tes nuits bleues,
Esclave de ton nu au tertre de mon lit ?
Je veux là, et en reptation, aux roulis
De ces riches fièvres, attiser de ton feu,

Les braises de lasciveté, torrides tisons
Qui de mes nerfs, aux tiens ligaments,
Enquillent d’euphorie, le linéament
Au pastel d’accrétion de cette floraison.


Geôlier de ton bas-ventre, l’âme nue,
Confesserai sans crainte, mes tares…
S’il venait à pousser en nos souffles bavards
D’autres concupiscences, cela, sans retenue,

Je dirai en ce deuil flouté d’eudémonisme : _
Les songes qu’il m’en souvienne encor,
N’ont de mon retenir, figé sous le décor,
Que l’oaristys d’un style sans angélisme.

Alors, se fermeront les artères d’ascèse,
Bâilleront les volets de la résipiscence ;
Mando ne sera, desserti d’indulgences,
Qu’un ménestrel gangué de diaphorèse.




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

lundi 22 juin 2020

PERTURBATIO LIGAT*


PERTURBATIO LIGAT*
Troublante lie


De l’histoire, éteignons les mensonges ;
Des sciences, le principe... faut de l’envie,
Résorber la lie, renaître à la vie,
Fuir le répulsif orgueil qui ronge !

Des bornes franchies, aux barrières,
Les gémonies ralentissent la marche
En ce mal fleuré des patriarches
Lavant nos vieux cœurs de pierre.

Caïnite sans âme, l’homme égrène
De l’espoir, la silhouette du mal
Sous le pont du monde animal
Tisonné de colère, de folie, de haine.

Sommes devenus de rites trompeurs,
Les rigaudons du sinistre théâtre
Où se joue sous les spires albâtres,
L’ultime acte enkysté de torpeur.

Quand je pourrai annihiler du double,
La crête cossue, en des joutes banales,
Le sénescent profil, l’ombre bancale
Purgée du nanan au liquoreux trouble,

En pauvre néophyte salué du naïf,
Ce lâche niquedouille aux portes
D’un futur sans sève, et qu’emportent
Les vents consomptifs écrasés au récif

J’irai taire les mots de l’homo erectus  
Échoué sur la rive de ce cimetière
Aux gestalts oblongues, altières,  
En l’écho d’un fastueux angélus.





Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

dimanche 21 juin 2020

CONVERTI ?


CONVERTI ?
Reviens-moi !
                                                    Aux heures trépassées…

Reviens-moi en l’été manifeste !
Apporte-moi l’enfance contrite,
L’adolescence meurtrie, funeste,
Les brimades pourtant illicites,

Que j’aie de l’assurance quant à
Mon devenir ! Je veux dès l’aube,
Ensevelir le temps qui me hanta
Aux premières mâtines, qu’englobe

La colère de fuyants concepteurs
Profanant l’existence, pour placer
Au faîte de l’orgueil adducteur,
Un conduit lentement délacé.


Reviens-moi, mon passé dépassé,
Ma triste anamnèse, mon oubli !
J’ai peur d’avoir compris, lassé,
La cruauté des hommes ; affaibli,

J’avance à reculons, le cœur noué,
L’âme au bord de l’abîme, blessée
De part en part, ne pouvant louer
Comme elle le devrait, oppressée,

Le Divin Rédempteur, mon Dieu ;
Écorché par les ronces moqueuses,
Mon derme fuit des baisers odieux,
Le moite enjôlement de pieuses

Ou prétendues telles, ces béguines
Coincées entre deux stalles, chattes
D’insanes laudes où déclinent
Les vêpres, au vol de l’effarvatte.


Reviens-moi offensante complainte,
Blessante cantilène ! Ne suis plus,
Cravaché de dolentes plaintes,
A même d’allégir le subéreux surplus,

Le rustre bâti de l’inconfort tressé
De rebouteuses mailles de lamento…
Mes songes violacés ont peu à peu tracé
D’indélébiles pointes d’aggiornamento.




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

samedi 20 juin 2020

SERO… MAYBE*


SERO… MAYBE*
Trop tard… peut-être.
                                                                                                                

Ne plus courir sur les grands boulevards,
Voir les dentelles des chattes bafouées,
Oublier des principes, la morale-buvard
Inspirer du respect, les règles sous huées.

Donner parfois raison aux fallacieux
Manigançant en de sombres impasses ;
Avaler du profil l’engobe chassieux,
Bouloché, et que les larmes tracent. 

Se laisser prendre aux tempêtes
Figées des flots ; y ondule la lame
Plissée au roulis de l'eau ; s’en émiettent
De baveuses giclées sous rames.


Louer les mots vidés de quintessence,
Épenthétique sève sur toile dressée,
Pléthore d’images feutrées d’indécence ;
Arc-boutant Rimbaud, Verlaine, blessés

Du derme effecteur, pour le démettre
De ses fonctions … pauvre littérature
Asexuée ; ne peut de l'idiome, permettre
D’en exclure les bourbeuses ratures !

En gérontes aigries, le vieux cénacle
D'héliastes du temps désordonné,
Scelle du style baudelairien, débâcle
Concentrée du rhéteur condamné

A errer, amputé de sophismes,
De métaphores grisée de chimères,
Glossolalie riche de syncrétisme,
Prélature ointe de dons éphémères.


Je vomis des fervents interdits,
L'hypocrisie aseptisée de vices
Liés à l’inconscient ; l’âme en affadit,
Le liquoreux, les poreux artifices

De l’animal sous ma peau métissée,
Au confort dont les vierges sifflaient
L’uvale embrocation du poil hérissé,
Imprégné d'insolences, l’habitacle enflé.




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

jeudi 18 juin 2020

LIBERO EU DOLOR*


LIBERO EU DOLOR*
Fuites


Aux ruelles sombres, sombrent l'amour,
La vie alimentée de rires, fêtes ;
Ai du raccourci, emprunté, est-ce bête(?)
L’infranchissable, au cœur du petit jour !

Le vent arrimé à nos pas incertains,
Éthérés... figés au nord de Bagatelle,
Caressait, toujours en ribambelle,
Les couvées voulant quitter matin.

Je te soufflais des mots inadéquats,
Minauderies dont parle l'éphèbe,
Ces chatteries pubères, sous glèbe,
Que piétine le juvénile narquois.

Je souffrais en l’été vieillissant,
De quitter le fronton de tes reins,
Disant que partir est un mal de marin,
Un venin dilué de veines rouge-sang.

Je me croyais au-dessus des peurs
Dont la moiteur accuse l'évidence ;
Nos yeux en quête d’indulgence,
Cernaient l’espoir violenté de pleurs.

A fuir de l’amour les principes,
Avons des blessures oint la béance ;
Faut renaître sans autre allégeance,
Tancer le mal auquel on s’agrippe !





Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020