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jeudi 16 avril 2020

PODESTATS SINE TESTANS PLUMA COMMENTUM


PODESTATS SINE TESTANS PLUMA COMMENTUM
Podestats sans panache

_Réquisitoire_

Vous êtes, à nulle autre évidence,
Ceux dont on se fie, sans mal…
Vos atomes servent la loi suboptimale ;
On vous a fait archonte d'apparence,

Dressant de faux réquisitoires, hélas !
Dilatoires pompes, cavillations,
Arguties flouées de prétention,
Gorgeant la plèbe, d’emphase.

Je vous regarde flatter des mots,
Sans en rougir, le langage trompeur,
Farder du texte, l'idiome dopeur,
Ce brocard en clenche de fermaux.

A votre art désuet, s'accrochent
Rogatons du slang à découvert…
D'aucuns prétendent, insincères,
Qu’il trouble en son approche.

Il faut du temps, sans finasseries,
Délier du style, éphémère gloriole…
L'aplomb prouvera le beau rôle,
Pour encor convertir la musarderie.


Suis-je, en ces molles casaques,
Ces hoquetons de paysan blessé
L’orgueilleux empuanti, trépassé
D'un columbarium, d’un cloaque ?!

Que nenni ! J'installe seul, au faîte
Des révoltes, armistice, violant
Des promulgations, l'hyperbole voilant
De l'intrigue, la trame contrefaite.

Suis-je asservi aux règles mutantes,
Greffier pour tristes repentis ?
Dois-je comme eux, nier avoir menti
Sans mal aux volages bacchantes ?

N’ai, loin s'en faut, l'impudence du fat,
Maltôtier poussant large bedaine…
Suis de ceux qui exècrent fredaines,
Au dénouement boudé du califat.

Mandez-moi au consortium des lâches !
Nierai du Moralia de Plutarque,
Le stoïcisme ! Saurai bander l'arc,
Atteindre la cible où se cache

En silène, le poussif rigaudon
D'une cour blessée; je n'ai rien, rien,
Du prétentieux niant l’abélien,
Ventripotent dénervé du pardon,

J’accède, sans longer l’abord
Des nuits cendrées de songes,
Les pires aléas, les mensonges
Étrécis à vue d'œil, virés à bâbord

De galiotes émargées d'outre-lieu ;
Je solennise de mes pleurs, l'émoi,
Le tourment ; que ne serais-je moi,
En cet obscurantisme ! Oublieux

Du cœur réfractaire ; s'y égoutte
En haillons, mon double buté,
Sous lambeaux de l’ego bluté :
Impénétrable mue de déroute.

Ne peut m'asservir, l'être de bon aloi !
La femme sur quille, au baldaquin,
Posera ensellure… en habit d'arlequin,
Viendrai à son tertre pubien ; l'exploit

Adoucira ma mine… sans goutter
A l'aréole de son sein qui éclate,
Quand, repue, balèvre ruinée, plate,
Viendrai boira son nectar velouté...

Est-ce ainsi que l'homme, ce Judas,
Voulait jadis, lier ma superbe
Au pal de l'hédonisme ? Acerbe,
Il piétina l’enfance, en rida

La somnolence, le coma douteux.
Non, ne me point tairai ! Parlerai,
Sans restreinte ; sans crainte, oserai
Du palimpseste, nouer le loqueteux,

Réfractaire aux jougs protocolaires ;
Ferai l'amour, grisé de foucades,
Ivre de vexantes toquades 
D'une peau à la mienne pareille; l'air

De ma plume, est un souffle léger,
Brise marine, air alizéen… un éther ;
C'est ma chair déliée de mystères ;
Les excès ne l'en peuvent alléger.




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

mardi 14 avril 2020

O FACTUM EST INDICA MIHI

O FACTUM EST INDICA MIHI
O dîtes-le moi !

Pourriez-vous des sentes, béer passage,
Niveler de l'escarpe, le sombre talus ?
Voit-on de l'allée, l’ombre vermoulue ;
D’où fusent des bruines de nuage ?

N'ai en ces heurts d'idéologue,
Que ripopées de questeurs bornés,
Accessoires de rimailleurs mort-nés
De livresques couplets d'apologue.

Viendrai m'asseoir en décembre gelé,
Quand l’arbre boira du sol piétiné,
La tellurique lie, la sève malmenée
De congères, sa blanchâtre coulée.


Délacé des saisons enfuies,
Bouderai des amours, en l'hiver,
Les béantes plaies, leur revers
Maculant le col de mes nuits.

Les fleurs faneront sous le froid,
Privées de sépale, foliole, calice…
Se refermeront, quand y glisse,
La rosée décembrale, sous beffroi.

Dîtes-moi si l'automne à venir,
Boudera du temps, l'ultime ventée !
Y verrais-je encor, au bel été,
Ailes déployées, l'oiseau bleu retenir

Des cycles, la mesure ? Puis-je rire,
Me gausser des vaines passions ?
Là, la voûte, sans ostentation,
Pleure-t-elle, sans crainte d'en rougir ?


Que j'oie des troubles, le courroux,
S'aurai m'en prémunir ! La mort dessine
D'un habile fusain, l’humeur assassine
Dont Vivaldi, au clavecin, enroue

La bonhomie, pour, seul, en délier,
A l’aube, hanche d'inharmonie
Aux lourdes récessions de phonie
Parachevant l'inexact palier.

Dîtes-moi si les roses de l'exil,
Encloîtrent de fragrances, les mots,
De mon verbe, ses désirs optimaux
De séducteur en escale sur l’île !



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

lundi 13 avril 2020

PAENITENTIAM REVERTI*


PAENITENTIAM REVERTI*
Repentance

Allez de villes en villes, noyez-vous
Dans l’alcool, la fumée, le vice ;
Cachés nus sous les canisses
De votre justice qui désavoue
Du Tout-Puissant, Les Prémices !

Le monde se dilue en l’espace
Flétri, ridé, sans rédemption,
Quand l’Élu, des compromissions,
Fuit la nauséeuse, l'infecte trace ;

Mécréants que vous êtes ! _
Pontes ensoutané de haine,
Jouez en hypocrites, gorge pleine,
L’unique partition de fêtes,

Gémissant en chiennes bluffées,
Moinesses de puantes messes,
Grenouilles, larves de confesse
En ces bois où surgissent les fées.

La foi, de La Bible, par bonheur,
Garde Les Divins Préceptes, L’Oracle
Qui, du Roi Béni, confère aux Miracles,
Réelle Vision, annihilant l’erreur.

Mon cœur a pour mémoire, Le Calvaire ;
L’Agneau y déversa à La Croix, La Vie,
Quand Le Sang inonda du Parvis,
La Nef… tous les dévots larvaires,

En reptation, virent trop tard, Dieu:
L'Oeuvre Sacrificatoire, sans péché,
Humilié, blessé, raillé.... caché
En Jésus, suspendu là, au pieu, 

Par les Romains, Christ, otage
D’encycliques: étrange duperie
De faux purgatoire, immonde rouerie
D’archevêché plombé de gages, 

D’iconoclastie, scolastique d’ascèse,
De zélateur engraissé de bombance,
Afin de mieux surseoir_ je pense,
Au Jugement dernier… n’en déplaise

Au catholicisme, aux adeptes
Riches de piperie, mystification…
Je plains ces serviles qui, de Sion,
S'éloignent, liés de rites ineptes.  

Ai, de la repentance, aux sorgues,
Emprunté chemin, confiant en Celui
Qui m’offre l'autre Eden, oui ! Lui,
Le Prophète relevé de la morgue,

Pour donner aux Elus pardonnés,
Le Royaume des Saints, Les Cieux
Pénétrés de Victoire, de Gloire… Dieu,
Mon Bien-aimé m’y viendra ramener.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

dimanche 12 avril 2020

QUI DICUNT ?


QUI DICUNT ?
Qui le dira ?

Se peut-il que nos rêves soient encor
En la soif du paraître, un présage,
La précognition d’enfant sage
Au sommeil écaché de son corps ?

Doit-on de déshérences, recouvrir
L’intestat... se mieux cacher,
En cette inanité, sans s’entacher,
Du sang de sa blessure... férir ?

Bien fol est celui qui, en ces messes,
Confira sa misère à l’ouïe réceptive
Aux sermons dont la gent attentive,
Si friande aux aveux de confesse,

Absorbera débit, sans en égruger
La pleine consistance ! Ma foi,
Puisque des vents, aux grands froids,
S’enroue le souffle court, ne peut juger

Sans me rompre moi-même !
Mes silences, que ne l’aurais-je tu_
Vrai, fuient la sente pentue,
Exploitée du rhéteur anathème !

Qui fera, défaits de ses croyances,
Honneur? Sera-ce en ces fièvres,
Que l’âme calmera la balèvre,
De peccavi, dignes repentances ?

Je crains qu’il faille des resucées,
Taire les coulpes ânonnées
Nasillardes... ne peuvent étonner
Le caïnite ; s’en doit-il récuser,

Pour au soir, cliver le réceptacle
Du doute… à quel manichéisme
Peut-il aliéner le syncrétisme,
Le régurgiter, faire obstacle

Aux digressions de péculats
De déprédation d’immodeste ;
La prévarication admoneste
En ces rondes, ceux dont l’apostolat

Avive conscience… s’il pleut encor
En nos déconvenues, des gangues
D’infortune, fera aux jours exsangues,
Soleil sans retenue, ni fallacieux accords,

Sur la peau de ces ombres lestées
De dogmes, de théogonie : cultes
De magistères tronqués, ivres d’insultes
Muées en thèses vouées à la Déité.

A reculons au parvis souillé,
Ai vu, du naos de chapelles gothiques,
L’oblongue silhouette du mystique,
N’être plus qu’effilure mouillée

D’eau bénite, d’acidité uvale
En coupe de transsubstantiation :
Mécanique pirouette d’ordination,
Prélats attifés d’habits de carnaval.

Du vase romain, au Récipient Céleste,
N’ai point résisté !!! Aisé, fut mon choix !
Quand je revois la rive où jadis échoua
Ma dégaine, mes ailettes buprestes

S’harmonisent de concert ; rémiges
Devenues, se déploient en l’azur idéal,
Absoute du péché, ma mutation féale
Honore du Seigneur, Le Prestige…

En génuflexion au Pied de la Croix
J’offre au Christ-Roi, ma vie, ma foi !



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

samedi 11 avril 2020

UTRES QUERIMONIAM*


UTRES QUERIMONIAM*
Des peaux de plainte


Aux larves du parvis de chapelles:
Ensoutanés délétères, tristes culs
Priant la madone, en céladons cocus,
Je pose mépris, s’ils manquent à l’appel.

Aux fleurons d’Hypokhâgne, les pires
Normaliens avachis sur le trône,
Je confesse mes tares, puis, entonne
Quelque éloge funèbre, pour enduire

De leur cuir, les rides ; ai tant poussé
Entre les wagonnets de caténaires,
La charpente, que mon dictionnaire
Usurpe des mots, un sabir oppressé.


Aux amants soudés au baldaquin _
Félons... vous les supputiez vôtres,
Ne sont que brisures d’épeautre…
Le vice est un tyran aux croches de requin.

A celles qui, sur ma peau immature,
Couchaient de fades mignotises,
Je confesse du pitre lâchant prise,
La peur des viles impostures.

Aux béguines du catéchuménat,
Cléricales d’un couvent de tortures,
Celles dont Diderot, en sa littérature,
Emmarbre d’un fastueux mécénat,
Je ne confesse rien de ce qui me peina.


Aux bedonnants de la morale :
Aristarque d’académie, métaphraste
Lestés de préceptes, dont les castes
Subliment sophisme, j’expulse râle

De dédain… mes nuits sont des matins
De cendre, au revers de la plume ;
S’égouttent parfois au bitume,
Des perles anathématisées du latin

Modelé de supin, avant que de pâlir
En palimpseste ; y renaissent au soir,
Anonymes liaisons, frasques illusoires :
Deux âmes liées aux sons brefs d’une lyre…


Allégé du bât des mots emporte-pièces,
Je vêts d’un dithyrambe à nul autre pareil,
Le persifleur bouté hors du sommeil
Enquillant de sa verve, hardiesse.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020 




Merci à LA BOÎTE VERTE pour ses GIFS