O FACTUM EST INDICA MIHI
O dîtes-le moi !
Pourriez-vous des
sentes, béer passage,
Niveler de
l'escarpe, le sombre talus ?
Voit-on de
l'allée, l’ombre vermoulue ;
D’où fusent des bruines
de nuage ?
N'ai en ces heurts
d'idéologue,
Que ripopées de questeurs bornés,
Accessoires de
rimailleurs mort-nés
De livresques
couplets d'apologue.
Viendrai
m'asseoir en décembre gelé,
Quand l’arbre boira du
sol piétiné,
La tellurique lie,
la sève malmenée
De congères, sa
blanchâtre coulée.
Délacé des saisons
enfuies,
Bouderai des
amours, en l'hiver,
Les béantes
plaies, leur revers
Maculant le col
de mes nuits.
Les fleurs faneront
sous le froid,
Privées de
sépale, foliole, calice…
Se refermeront,
quand y glisse,
La rosée
décembrale, sous beffroi.
Dîtes-moi si
l'automne à venir,
Boudera du temps,
l'ultime ventée !
Y verrais-je
encor, au bel été,
Ailes déployées,
l'oiseau bleu retenir
Des cycles, la mesure
? Puis-je rire,
Me gausser des
vaines passions ?
Là, la voûte,
sans ostentation,
Pleure-t-elle,
sans crainte d'en rougir ?
Que j'oie des troubles,
le courroux,
S'aurai m'en
prémunir ! La mort dessine
D'un habile
fusain, l’humeur assassine
Dont Vivaldi, au
clavecin, enroue
La bonhomie, pour, seul, en délier,
A l’aube, hanche d'inharmonie
Aux lourdes
récessions de phonie
Parachevant
l'inexact palier.
Dîtes-moi si les
roses de l'exil,
Encloîtrent de
fragrances, les mots,
De mon verbe, ses
désirs optimaux
De séducteur en
escale sur l’île !


