IDEAL
REFERRED*
Idéales
visées
Les montagnes allument au matin,
Les plaines, les lacs endormis
Aux berges polluées ; l’accalmie
En contrarie le preste bouquetin.
Au printemps, culbutent au soir,
De grises volutes, l’azur s’enveloppe
D’évanescentes brumes, et que dopent
Les vents de l’avril, déliés du bossoir
Du cargo en partance d'îles dorées
Où nagent les sirènes de l’océan vidé
De claires mousses, sous la lame ridée,
La spumescente vague mordorée.
La prairie s’esbaudit aux aurores ;
Y planent, grues cendrées, cigognes
Migrant vers l’atoll, où se cognent
Les flots éclatés des Açores…
En ma noire insomnie, s’angoissent,
Hors la sorgue, les songes étirés
De palpables narcoses, attirées
Par le feu de l’agrypnie qui poisse.
Armand Mando
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