pinterest

dimanche 5 avril 2020

SEMPER EODEM MODO SE NUGATIO*


SEMPER EODEM MODO SE NUGATIO*
Invariables déviances

Il fait en vos fiefs de plénipotentiaires,
Chaud ou froid… c'est selon ;
Calfeutrés en l'assise de fastueux salons,
Vous jouez les cabotins sectaires.

Il fait nuit en vos rêves flétris, songes
Arrimés à l'éveil de justes bafoués,
Molestés, dont l'étal renfloué
De prébende, érige pal au mensonge.

Vos lois de sultan sans harem,
Font d'inflexibles voltes: intransigeants
Codicilles,tatillonnes règles dont la gent
Assouvie accuse quitus de catégorème.

L'impétrant vous sert de récipiendaire
Immolé au bûcher du trésor ; les sequins
Mal acquis, de votre réticule, faquin,
Vous gardent des rais du lampadaire ;

Vos secrets d'alcôves lestent de complots
De véreux négociateurs, ces douteux
Banquistes de tiers-état, coûteux,
Dispendieux perchistes hors-flot.

Courbettes, obséquieux entrechats,
Altèrent du narquois, l'élégance,
Si tant est que vous, maltôtier sans ganse,
En ayez ! Baron de la finance, vieux pacha

En qui le mécénat espère, à tort,
Puisque pétrit de doutes insolvables…
Que n'aurais-je voulu du négociable,
Revêtir exigible fait… De ces mentors,

Fameux pygmalions, la sagesse n'est plus,
Des mortes lunes, qu'artefact de nuit,
Brumeuse plasticité en gorge de puits,
Circonspection: vain mirement de plus.


Qui, des fétides plaies, calmera à force,
Ces lapilli de pérégrination,
Traverses jonchées d'inaction,
Encarts aux lézardes d'écorce ?

L'altruisme de mentorat d'ascèse,
Brise tabou du riche, sans mal ;
La fluctuante boursière s'emballe
Souvent, électrise_ n'en déplaise,

Les bedonnants cambistes de l'or…
JE HAIS LES RICHES !!!
Je me veux authentique ! J'affiche
Du talent la beauté, sans fard, ni corps

Inhérents à l'aspect, moins encor,
Du baume ornant des rides premières,
Les crevasses niées de rombières,
Craquelures bercées de désaccords.

Que ferez, vous millionnaires sans cour,
Vous, puissants sevrés de charisme ?
Oui, que ferez-vous, quand du tropisme
Du simple, jaillira tel violent discourt,

Le jugement: _  Vous piétinez ma réserve,
De l'avoir, le nécessaire, dépouillez
Ma remise ; vous laissez se rouiller
De l'ossature, support… sans verve
                                          *
D'un langage aux cernes d'idiolecte,
Vous confie, au seuil de ma misère:_
Rien de plus précieux, que la sphère
Où s'esbaudit l'âme déliée d'intellect !
La richesse est un heaume de haine,

D'égoïsme... c'est un jardin fané ;
Ses fleurs n'ont de bruines, que larmes
De saisons évidées, sans armes...
Les cycles semblent profanés

La misère du pauvre est un livre
Dont les pages diluent de l'importance,
L'imaginaire… il va de la vacance,
A l'intrinsèque, en l'idoine, poursuivre

La rhétorique de doxologie… enclosent,
De rêveries, parfume du petit jour
Les matins engainés, sans ajour,
Pénètre le silence buté des portes closes.


Si je nais en héros en la matrice terne
D'un vain accouplement, meurs, déçu
Du réceptacle de l'ivresse pansue…
Ma foi, claymore du devenir, encerne
D'indulgences, l'ambition cossue.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020