APPROACHES INEBRIARE*
Enivrantes approches
A bouche nue, j'accède à tes baisers,
Ton sourire, ta moue de libertine ;
A ton col abyssin, tendrement, je butine
Et ta lèvre, et ta peau finement irisée.
A bouche close, tu offres à ma pépie,
Désir et envie de farouches
attentes ;
J’accède en ces soifs qui
hantent
L'énamouré, au fausset, par
dépit.
As-tu, de guerre lasse, en mon nid,
Sis de noduleux pampres: sarments,
Égrappage en plein dénuement ?
Oses-tu, sans férir, en assurer déni ?
A bouche captive, je bois du velouté
Du fol éréthisme, liquoreux venin,
Ébullition, brisures de tanin
Sur ma lippe déjà envoûtée
De fragrance; ta chair en vente
Les secrets replis, la vapeur…
En l'éveil de nos sens...torpeur,
Peut-être, ou, agilité constante.
Grisée, tu dévoiles l'audace,
De fiévreuses promesses, en délies
Les âpres alganons ; puis, relies
A ce mal, l'anfractueuse crevasse.
De nervaliennes formes, au soir,
Devant la cheminée, estourbies,
Projettent leurs faces ébaubies,
En pâmoison… fades, illusoires.
Faut-il de ces remembrances
Fardées de lourds poncifs,
Concéder aux traits incisifs,
Cynisme de rogues, impudence ?
A bouche scélérate, des prétentions,
J'annihile l'excès, alius et
idem**
Du rhéteur, ad capite, ad
calcem***
Le dithyrambe, son ostentation.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020
**Autre chose et la même chose
***De haut en bas



