UTRES QUERIMONIAM*
Des peaux de plainte
Aux larves du parvis de chapelles:
Ensoutanés délétères, tristes culs
Priant la madone, en céladons cocus,
Je pose mépris, s’ils manquent à
l’appel.
Aux fleurons d’Hypokhâgne, les pires
Normaliens avachis sur le trône,
Je confesse mes tares, puis, entonne
Quelque éloge funèbre, pour enduire
De leur cuir, les rides ; ai tant
poussé
Entre les wagonnets de caténaires,
La charpente, que mon dictionnaire
Usurpe des mots, un sabir oppressé.
Aux amants soudés au baldaquin _
Félons... vous les supputiez vôtres,
Ne sont que brisures d’épeautre…
Le vice est un tyran aux croches de
requin.
A celles qui, sur ma peau immature,
Couchaient de fades mignotises,
Je confesse du pitre lâchant prise,
La peur des viles impostures.
Aux béguines du catéchuménat,
Cléricales d’un couvent de tortures,
Celles dont Diderot, en sa littérature,
Emmarbre d’un fastueux mécénat,
Je ne confesse rien de ce qui me peina.
Je ne confesse rien de ce qui me peina.
Aux bedonnants de la morale :
Aristarque d’académie, métaphraste
Lestés de préceptes, dont les castes
Subliment sophisme, j’expulse râle
De dédain… mes nuits sont des matins
De cendre, au revers de la plume ;
S’égouttent parfois au bitume,
Des perles anathématisées du latin
Modelé de supin, avant que de pâlir
En palimpseste ; y renaissent au soir,
Anonymes liaisons, frasques
illusoires :
Deux âmes liées aux sons brefs d’une
lyre…
Allégé du bât des mots emporte-pièces,
Je vêts d’un dithyrambe à nul autre
pareil,
Le persifleur bouté hors du sommeil
Enquillant de sa verve, hardiesse.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020
Merci à LA BOÎTE VERTE pour ses GIFS



