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samedi 11 avril 2020

UTRES QUERIMONIAM*


UTRES QUERIMONIAM*
Des peaux de plainte


Aux larves du parvis de chapelles:
Ensoutanés délétères, tristes culs
Priant la madone, en céladons cocus,
Je pose mépris, s’ils manquent à l’appel.

Aux fleurons d’Hypokhâgne, les pires
Normaliens avachis sur le trône,
Je confesse mes tares, puis, entonne
Quelque éloge funèbre, pour enduire

De leur cuir, les rides ; ai tant poussé
Entre les wagonnets de caténaires,
La charpente, que mon dictionnaire
Usurpe des mots, un sabir oppressé.


Aux amants soudés au baldaquin _
Félons... vous les supputiez vôtres,
Ne sont que brisures d’épeautre…
Le vice est un tyran aux croches de requin.

A celles qui, sur ma peau immature,
Couchaient de fades mignotises,
Je confesse du pitre lâchant prise,
La peur des viles impostures.

Aux béguines du catéchuménat,
Cléricales d’un couvent de tortures,
Celles dont Diderot, en sa littérature,
Emmarbre d’un fastueux mécénat,
Je ne confesse rien de ce qui me peina.


Aux bedonnants de la morale :
Aristarque d’académie, métaphraste
Lestés de préceptes, dont les castes
Subliment sophisme, j’expulse râle

De dédain… mes nuits sont des matins
De cendre, au revers de la plume ;
S’égouttent parfois au bitume,
Des perles anathématisées du latin

Modelé de supin, avant que de pâlir
En palimpseste ; y renaissent au soir,
Anonymes liaisons, frasques illusoires :
Deux âmes liées aux sons brefs d’une lyre…


Allégé du bât des mots emporte-pièces,
Je vêts d’un dithyrambe à nul autre pareil,
Le persifleur bouté hors du sommeil
Enquillant de sa verve, hardiesse.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020 




Merci à LA BOÎTE VERTE pour ses GIFS