PAENITENTIAM
REVERTI*
Repentance
Allez de villes en villes, noyez-vous
Dans l’alcool, la fumée, le vice ;
Cachés nus sous les canisses
De votre justice qui désavoue
Du Tout-Puissant, Les Prémices !
Le monde se dilue en l’espace
Flétri, ridé, sans rédemption,
Quand l’Élu, des compromissions,
Fuit la nauséeuse, l'infecte trace ;
Mécréants que vous êtes ! _
Pontes ensoutané de haine,
Jouez en hypocrites, gorge pleine,
L’unique partition de fêtes,
Gémissant en chiennes bluffées,
Moinesses de puantes messes,
Grenouilles, larves de confesse
En ces bois où surgissent les fées.
La foi, de La Bible, par bonheur,
Garde Les Divins Préceptes, L’Oracle
Qui, du Roi Béni, confère aux Miracles,
Réelle Vision, annihilant l’erreur.
Mon cœur a pour mémoire, Le Calvaire ;
L’Agneau y déversa à La Croix, La Vie,
Quand Le Sang inonda du Parvis,
La Nef… tous les dévots larvaires,
En reptation, virent trop tard, Dieu:
L'Oeuvre Sacrificatoire, sans péché,
Humilié, blessé, raillé.... caché
En Jésus, suspendu là, au pieu,
Par les Romains, Christ, otage
D’encycliques: étrange duperie
De faux purgatoire, immonde rouerie
D’archevêché plombé de gages,
D’iconoclastie, scolastique d’ascèse,
De zélateur engraissé de bombance,
Afin de mieux surseoir_ je pense,
Au Jugement dernier… n’en déplaise
Au catholicisme, aux adeptes
Riches de piperie, mystification…
Je plains ces serviles qui, de Sion,
S'éloignent, liés de rites ineptes.
Ai, de la repentance, aux sorgues,
Emprunté chemin, confiant en Celui
Qui m’offre l'autre Eden, oui ! Lui,
Le Prophète relevé de la morgue,
Pour donner aux Elus pardonnés,
Le Royaume des Saints, Les Cieux
Pénétrés de Victoire, de Gloire… Dieu,
Mon Bien-aimé m’y viendra ramener.
Armand Mando
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