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jeudi 2 avril 2020

RHONCUS MORBOS*


RHONCUS MORBOS*
Éventail de maux


Les roses consolent du veuvage,

L'amante chue, écaillée en pastel,

Dont les pigments voyagent

En deçà de la coque patelle


De plages, désertiques contrées

Infléchies des volutes  d’azur ;

Les wakamés de cuves éventrées 

S'y purgent d’iodiques coulures.



Les orchidées enjolivent l’allée

De cryptes chaulées d'émois

Sises au faîte des mausolées ;

Le fébrile endeuillé  y larmoie… 


Est-ce présomptueux, Hortense,

D’engerber de caprices fanés,

Ridés, ces vaines allégeances

Ces mues de pontes aliénés ?


Aimerais en alester fardeau,

Ce mal sclérosant  vos humeurs,

Ce purulent ichor de bardots

Ravagés de sanieuses tumeurs.
                                       
                                 ***

Affidé de  liesses éventées,

Que n’étiez-vous des cuvées,

Odalisque de sérail, indomptée,

Grisée de nard, incurvée ! 


Par deux fois, ai pris le chemin

De la houri blessée, sans savoir,

D'aveux creux, sans lendemain,

M'éloigner prestement, me mouvoir.




Je fuis des riches damoiselles,

Par trop cosmétiquées, l'exigence

D'antan; s'enflamme la pucelle

Au seuil de l’indécence...


Dois-je m'enfiévrer d'adultère

Sous le pont de vos cuisses,

M'attarder… pour vous plaire,

Si les regrets surgissent ?


Dois-je de la démesure, longer,

Lascif, le tortueux chenal,

Quand la virilité vient piéger

Le puissant muscle d'arsenal ?



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020