RHONCUS MORBOS*
Éventail de maux
Les roses consolent du veuvage,
L'amante chue,
écaillée en pastel,
Dont les pigments
voyagent
En deçà de la coque patelle
De plages, désertiques contrées
Infléchies des volutes d’azur ;
Les wakamés de cuves éventrées
S'y purgent d’iodiques coulures.
Les orchidées enjolivent l’allée
De cryptes chaulées d'émois
Sises au faîte des mausolées ;
Le fébrile endeuillé y larmoie…
Le fébrile endeuillé y larmoie…
Est-ce présomptueux, Hortense,
D’engerber de caprices fanés,
Ridés, ces vaines allégeances
Ces mues de pontes aliénés ?
Aimerais en alester fardeau,
Ce mal
sclérosant vos humeurs,
Ce purulent ichor de bardots
Ravagés de sanieuses
tumeurs.
Affidé de
liesses éventées,
Que n’étiez-vous des cuvées,
Odalisque de sérail, indomptée,
Grisée de nard, incurvée !
Par deux fois, ai pris le
chemin
De la houri blessée, sans savoir,
D'aveux creux, sans
lendemain,
M'éloigner prestement, me mouvoir.
Je fuis des riches damoiselles,
Par trop cosmétiquées, l'exigence
D'antan; s'enflamme la pucelle
Au seuil de l’indécence...
Dois-je m'enfiévrer d'adultère
Sous le pont de vos cuisses,
M'attarder… pour vous
plaire,
Si les regrets
surgissent ?
Dois-je de la démesure, longer,
Lascif, le
tortueux chenal,
Quand la virilité vient piéger
Le puissant muscle d'arsenal ?
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020



