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lundi 27 avril 2020

AETHER ULTRA*


AETHER ULTRA*
Au-delà de l’Ether

Elle nage sur les ailes du vent,
Musarde aux cimes des monts,
Prend des jours, tout en rêvant,
L’opaque nébuleuse du rodomont,

Sa casaque, ses mornes hâbleries :
Sépulcrales vantardises d’esquive
De lèvre qui la toujours nourrit
De contrevérités, d’escrimes incisives.


De ce jeu de miroirs, s’allumaient
De coruscantes ignitions : fictionnel,
Allégoriques lunes ; elle en élimait,
Du glyptique camée, le halo irréel,

Sur la voie périastre, chevauchait
L'étoile de nos contes, fabliaux
De vieux grimoires... s'en pourléchait,
Le ramenard bercé de nobliaux.


Les grimaces édulcorent ses nuits,
Ses matins, ses songes vécus
De fripons farfadets qui fuient
La péroraison,ce caquetage vaincu

De l'offense de dryades au mat
Du voilier; la folle verve rebute
Le croquemitaine qu’hier, anima
La prosopopée dont l’hacquebute

Éveille la lettrée en mitaine
Noble purgée de prétention,
Dont le rôle enjôle de Lafontaine,
La fable, sans vaine rétention.


Rêve, rêve encor, ma Belle !
La vie, cet élixir, revigore
L’infante affublée de dentelles
Illusoires ; grisée de mandragore,
Captive d’onguents mortels.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020