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vendredi 28 mai 2021

Les meilleures paroles de La Rochefoucauld

Les meilleures paroles

de

La Rochefoucauld :

 

L'esprit ne saurait jouer longtemps le personnage du cœur. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 L'amour-propre est plus habile que le plus fidèle homme du monde. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 Un honnête homme peut être amoureux comme un fou, mais non pas comme un sot. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 La constance est la chimère de l'amour. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 II y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux, s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 Il y a peu de femmes dont le mérite dure plus que la beauté. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 Les hommes sont plus avides d'éloge que jaloux de les mériter. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 L'égoïsme est semblable au vent du désert, qui dessèche tout. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 Il y a des larmes pour le bonheur ; il n'y en a pas pour les grands malheurs. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 On pardonne tant que l'on aime. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 La simplicité affectée est une imposture délicate. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 On ne peut rien aimer que par rapport à soi. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 L'aveuglement des hommes est le plus dangereux effet de leur orgueil. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 En amour, celui qui est guéri le premier est toujours le mieux guéri. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 La faiblesse est le seul défaut que l'on ne saurait corriger. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 Il y a encore plus de gens sans intérêt que sans envie. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 Les vieux fous sont plus fous que les jeunes. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 Il est impossible d'aimer une seconde fois ce qu'on a véritablement cessé d'aimer. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 On n'est jamais si heureux ni si malheureux qu'on s'imagine. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 L'esprit est toujours la dupe du cœur. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 L'absence diminue les médiocres passions, et augmente les grandes. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 Un véritable ami est le plus grand de tous les biens. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 Il y a une certaine sorte d'amour dont l'excès empêche la jalousie. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

 Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit. 
Paroles de La Rochefoucauld ; Les réflexions ou sentences et maximes morales (1665)

CLEPSYDRIS METIUNTUR* Sablier

CLEPSYDRIS METIUNTUR*

Sablier

 

J’avance, tu recules, pour crever des saisons,

Avec art, le plantureux schème….

Le sablier du temps a perdu la raison,

Depuis, les années se vêtent d’anathèmes.

Jours et nuits, péniblement, essaiment

Au seuil de l’illusoire, d’obscures oraisons

Effeuillées de grands vents, par-delà nos maisons.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

jeudi 27 mai 2021

VERE UNUM DIEM DURANTIA* Ephémère printemps

VERE UNUM DIEM DURANTIA*

Ephémère printemps

 

Quand bourgeonnent les roses, s’ouvrent

Les œillets, s’animent en l’air serein,

Le frêle oisillon, la preste libellule ; l’airain

Du ciel d’avril, au matin les recouvre,

Puis, assèche les branches de l’aigrin.

Quand naissent les enfants de l'éveil,

Les ventées soulèvent les brindilles,

Avant de les poser sur la grande charmille,

Où ce toit d’infortune enjolive la treille.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

L’ENFANT Maurice Carême

L’ENFANT

Maurice Carême

 

À quoi jouait-il cet enfant ?

Personne n'en sut jamais rien

On le laissait seul dans un coin

Avec un peu de sable blanc

 

On remarquait bien, certains jours,

Qu'il arquait les bras tels des ailes

Et qu'il regardait loin, très loin,

Comme du sommet d'une tour.

 

Mais où s'en allait-il ainsi

Alors qu'on le croyait assis

Lui-même le suit-il jamais ?

 

Dès qu'il refermait les paupières,

Il regagnait le grand palais

D'où il voyait toute la mer.

 

 

Maurice Carême

RICHELIEU, NONCE MAUDIT 1585/1642

RICHELIEU, NONCE MAUDIT
1585/1642


Armand Jean du Plessis de Richelieu, cardinal,
Duc de Fronsac, pair de France, principal
Ministre de Louis, le treizième, hissé au pal
D'une factice gloire en l'aube subliminale.

Esthète, fin lettré, dont les grâces éclosent
En ces chemins où poussent à foison,
Le syncrétisme de clercs en pâmoison
Face au nimbe d'un pouvoir amaurose.

Diplomate, plénipotentiaire, finaud,
Tu harangues avec maestria, domptant
De la faconde, l'excessive décharge, battant
Coulpe aux cercle de cardinaux.

Entre Habsbourg et protestants, tu condamnes
Les duels fratricides, luttes et révoltes
Antifiscales... absolvant de la volte,
Irréfragable tenue… est-ce en ce mal qui tanne,

Que naissent du faubourien,  fuites louables,
Allégation de mentors dont parle encor
Le jésuitique flagellé  âme et corps,
A l'heure où l'amant se repaît à table ?

Pour toi, la monarchie se vêt d'absolutisme ;
Plus tard, Louis XIV_  De Fleury
Feront de l'éponyme, sans amphigouri,
Noble charisme pincé d'éclectisme.

Tu naquis à Paris, rue du Bouloi : assises
D'historiographie, sans t'y jamais placer,
Te fait tourangeau... cela, sans tancer,
Ton acte de baptême … imprécise,

N'est-il pas, l'informelle voie jouxtant
Ces chaotiques remaniements
Dont l'église à secret !... l'annonce du tourment,
Est-elle à ce point émargée du temps ?

En ta biographie, époques et actes
Sont remaniés, comme la fameuse
Isabelle, ta prétendue sœur, ou la curieuse
Marguerite omise des registres compacts

De Braye-sous-Faye, paroisse du château
De Richelieu en Poitou… dois-je croire
Qu'elle est morte en bas âge… quelle histoire
Que la tienne ! sur elle, passerai-je râteau,

Dois entasser des aveux, le feuillage ?
Tu cabotines en prélat d'avant-scène ;
Ta vie, ce subéreux cordon, égrène
L'apparat chevillée au tissage:

Organigramme lié d'éloquente plume:
Consortium dont l'Etat fait réserve...
La gent naïve, parfois, la brave serve
Te voient les enterrer sous glume.

Tallemant des Réaux dit que tu as triché:
Tu avais vingt deux, pas vingt-six ans
A l'ordination ; déjà, tu voulais, enfant
Être évêque ; le pape te ferait défricher

Les cartésiennes lois et pragmatiques
Édits dont se nourrit l'ecclésia catholica ;
S'en sustente le magistère grisé d'atoca,
D'orges dégluties d'odes psalmiques.

Tu as couché la reine au baldaquin
Des mâles remplaçant le roi pédéraste
De la cour ébaubie, faisant d'abjectes castes,
Royale lignée… Anne d'Autriche, du coquin

Sut tirer profit, offrant à Mazarin, futur
Remplaçant, l'héritier que Louis XIII
Conduira au trône… n'en déplaise
A Marie de Médicis enchâssée de parjures.

Que de débauches en tes mesquines
Vicissitudes, ta palinodie de gonfalonier !
Ta vie de tricheur est à mettre au grenier
Sans poutrelles d'un vieil amas de ruines.  

Concini  t'a fait ministre pour t'aliéner
Au pouvoir des puissants ; Barbin et Mangot ;
Ils te voyaient prier en minable bigot
A tort, car de ton cœur mort-né,

Sifflaient des exploits dignes d'un Machiavel
Sous la hampe du vice consommable
D'un séducteur féroce, insatiable…
Tu es un cerbère dont la fougue cruelle

Écartèle l'empêcheur de l'ombre,
Si le roi monnaye discrétion, dont
La reine accorde faveurs, en des dons
Défalqués de la bourgeoisie sombre.

La mort à ta porte, éveille les grelots ;
Elle arpente sereine, âme, corps, esprit:
Retable dont l'être défait accuse,
Malgré moult victoires d'où fusent
D'indistincts éclats, un lourd mépris.

Tu souffres de ténesme, cardinal-cul pourri,
Te surnomme la cour; ton hypocondrie
Attouche la glose, quand s'attendrit
Le mal te sclérosant… l'humilié en rit.

Dieu te punit, autocrate de France !
Te voilà, fin prêt pour le Shéol; y pourrissent
Les chiens de mitraille ! Surenchérissent,
Tes lads hués, ces grimés à outrance

Cosmétiquent la flatterie notoire
De la puanteur de ta couche bancale...
En l'enfer de ta dépouille, l'escale
Sera t-elle illusoire ? à quel réquisitoire

Prêtera t-on oreille, à tes funérailles ?
Qui posera à plat tes forfanteries,
Clarifiera du doute somnolent, l'ahuri
Vidé d'engouement, que tu railles ?

Des mots sans conviction me viennent
Avec nonchalance… ne sais du conclusif
Aspirer quintessence… je veux de l'incisif,
Emprunter l'ironie, braver diluviennes

Draches et éparses gouttes ; puis, seul,
Sous l'ondée, quitter du jour nouveau
La coruscation, bien loin du caveau
D'hyménées de saisons sans linceul.

4 décembre 1642, tu meurs de nécroses:
Caséeuses soufflées pulmonaires… cependant,
Le mensonge dont tu sembles dépendant
Annonce un diagnostic, moins morose:

Rhumatismes, gouttes… oh quel art !
La succédanée talle du placebo le style…
Qu'importe! Le cercueil sera au péristyle
D'un fief catholique, confiné, à l'écart_

Drapé d'un voile carmin... telle la lèvre
Dont on dira: elle a pour lui, forcé
Le penne du pucelage, sans mordancer,
La hideuse enfonçure que le mal enfièvre.

Cardinal_  moniales de couvent,
Et candides abbesses, voulaient toutes,
Au pal de cette prépotence, sans doute,
Déposer d'enjôleurs baisers… en rêvant.  



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

IGNOMINIAM* Disgrâce

IGNOMINIAM*

Disgrâce

 

En prince disgracié, tu fuis les alcôves

Où jadis ton aura sublimait les poètes ;

En des colichemardes talées de défaites,

Tu séduis la plèbe, drapé d’un raglan mauve…


Ta gouaille de cardinal rassure parfois,

L’écorchée vive ; ta faconde éveille,

De l'alexandrin, le fin dard de l’abeille

S’en venant butiner le nectar, en ce froid


Aux promesses onciaires, ces miettes

Eparses aux vents d’avril : fragments gagés

Dont tu as secret; ce dispendieux va piéger

Le cénacle ivre de subsides : inutile conquête

D’aréopage dupé de tes manœuvres… isolée,

Ta gouaille cerne de l’interdit, l’offense

Faite aux dames, aux portes du carmel…


Richelieu, trompeur d'oligarchie papale,

Pirouette en derviche, Sardanapale 

Muché de la didascalie : doux murmel

D’un textus de palimpseste de copiste

Asservit à ta munificence de hâbleur  

 

Au rets de la gent fortunée : banquistes

Voués au prédicat : sénestre de scripteur

Mis à mal d'emprunteurs, cosignataires,

Tristes négociants que la faillite enterre,


Mine de regrets  gaussés du contempteur

Abrité sous ta toge de vil rigaudon

D’un roi en camisole : monarque châtré

De galantes déçues qu’il voudrait encloîtrer,


Et c’est peu de le dire ! poussées au bastidon

D’un pouvoir de réserve... au barycentre

D’un royaume pentu, dont tu scelles trop tôt,

Trop tard, peut-être (?) en vulgaire hottentot,


L’entrée empruntée de silènes pris au cantre

D’un ourdissoir placé entre les mains

D’une reine fardée en catin, une poupée

Au divan des débauches... découpée,


Puis, posée au sulfureux carmin

De la lèvre à baiser… agréable tenaille

Goûtant de l’hédonisme, le cépage

Chu de la balèvre qui lentement, l’encage,

Afin d’en assouvir les noueuses entrailles.

 

Cardinal pugnace, ton âme, ce pochoir

Fait de l’itératif, aux foudres d’algarades,

Confortable duvet… le péché te dégrade,

Pour te mieux laisser choir….

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

mercredi 26 mai 2021

VIGINTI ANNORUM* Vingt ans

VIGINTI ANNORUM*

Vingt ans

 

Les filles de vingt ans n’écoutent plus chanter

Les amoureux blessés de la belle Venise ;

Elles quittent la lagune, rétives, insoumises ;

Heureuses, quand on les veut tenter,

De fuir les ombres mortes tapissant la jetée,

De quitter les allées accolant des remises,

Les bordures crantées, la fragile butée.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021