FAKE
CARCEREM*
Factices entraves
Elle souffle du temps les rogatons,
Noires escarbilles, abstruses chimères ;
Leurs cendres bâchent de l’éphémère,
Factice fixité talée du ripaton…
Courbe du jour décentré de sa peine,
Ronflantes minutes de frustration…
Lui serait-il possible des désaffections,
D'enclore le bât maillonné à sa chaîne ?
Des terres pentues, ces obliques fiefs,
La gent anonyme chemine patiemment ;
S’ouvrent en l’aube claire, calmement,
Des palmeraies liserées de greffes,
D’oasis fusant d’outre-lieu, écachées
De la dague lui perforant entrailles,
Irascible apex dont le poinçon entaille
Et l’âme, et le cœur pleinement entachés.
Elle sait les fièvres de la déshérence,
De l’intestat immolé au plantoir
Des lazzis, quand de l’attentatoire,
La morale conspue l’intolérance.
Pour se faire de feintes moqueuses,
D'incisives brettes, latitudinaire,
Elle vêt du mal, l’aura imaginaire
Scindée de sa substance aqueuse.
Rompu en ces traverses, le carcan
De l'ilotisme défait d’obédience,
Soumission... accuse de l’alliance,
L'impossible joug de résilience,
Domptant de l’idoine, l'escient coruscant.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020















