ALLO!...
Allo!... Allo!... Entendez-vous ma voix ?
J'aimerais m'asseoir au bord de vos yeux,
Aspirer de vos larmes, du clair au bleu,
Les peines que lentement renvoient
Les sanglots agrémentés d'ivresses…
Êtes-vous encor là ? Non! Ne répondez-pas!
Laissez-moi respirer le souffle qui, de mes pas,
Ralentit à escient, la marche enchanteresse!
Ai-je de vos besoins, boudé le raisonnable ?
Suis-je à même de prétendre rallumer du feu,
D'incandescentes braises ? En suis-je, je le veux!
_
Capable ? Allo! De vos sanglots palpables
Me veux inonder, sans de l'émoi,
Nier l'acceptable… il me faut en tarir
Le flux fréquentatif_ cela, sans
faillir ;
Qu'il m'en soit donné en ce cœur qui larmoie,
L'audace d'apaiser des fièvres, le sang!
Ne raccrochez pas! J'ai tant à dire, vous dire
;
A narrer à la solitude ! Pour ne plus maudire
L'étrange paralipse, l'idiome oppressant.
Laissez-vous convaincre de mes motifs !
En serais-je plus sage, plus amène ?
Sans farder de mes joies, l'aubaine,
J'accuse de l'attente butée, le fluide incisif.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020


