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vendredi 24 juillet 2020

POST QUIETEM*


POST QUIETEM*
Au-delà du rêve

Il n’est rien de plus triste en ces nuits
Où s’égrènent les songes interdits,
Que l’idée de s’enfuir du réel contredit
Du voyage onirique, quand l’ennui

Appesantit le calme de la chair, l’inertie
Conférant au fantasme nécessaire transe ;
Ne pouvons rien y faire… l’exigence
Dompte l’âme que le doute étrécit.

Quand de l’imaginaire s’enrouent encor
La folle mécanique, les breloques usées,
Le quotidien nous invite à biaiser,
Et sans craindre de voir se blettir le corps.


La vieillesse s’installe au faîte de l’absence,
S’emmure de regrets, de vaines illusions ;
La mémoire isole en ces désaffections,
Le cœur oublieux, proche de l'impotence,

L’esprit et le geste devenus moins précis,
En crispe l’évolutif… sans appréhension,
Dissout du déjà vu, la supputation ;
Elle patine l’envie dont s’arme l’indécis.


C’est au-delà du rêve que renaît le désir ;
Drapé de démesure, il rétorque la peur,
Balayant d’un revers la dolente stupeur
Dont le pusillanime concède d’en gésir.


En de sphériques formes déliées du factuel,
S’effilent les chimères de rétrocession ;
D’avoir tout gardé, avec prétention,
Annihile de l’offre les codes contractuels.  

Quand l’éphémère peuple l’insoluble pensée,
Le transitoire essaime l’assise cognitive,
Le délire enfante alors à l’imaginative,
D’impudiques poncifs chus de la resucée.  

Lors, de l’épithalame de fastueuses noces,
Se roidissent les influx iambiques…
L’amour décélère des passions obliques,
Le rythme soutenu que la haine désosse.




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020