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lundi 27 juillet 2020

UENERANT SATANAE


UENERANT SATANAE
Plénipotentiaires de Satan

Abrutissez-les de règles, d’ordalies ;
Faites-les sous coulpe, ânonner neuvaines !
Flagellez de l'âme prétendue souveraine,
L’épicentre ; faites hurler la didascalie !

En soutane, chaussés de croquenots,
Ou sandales, vous longez au soir,
Les ténébreuses ; à la main, l’ostensoir
D’un rituel de dogmes d’Huguenots,

Vous, papistes de loges protestantes,
Prétendus vainqueurs du catholicisme
Dont la Réformation a dévoilé les Schismes
Avant de les river au pal de la tourmente.


En vos messes vêprées, vos offices péans,
Le fidèle reçoit l’hostie du déshonneur,
Transsubstantiation, ce flexible leurre
Dont il espère profit, ce vil mécréant.

Serves de confesse, pythies affolées,
Cachées sous voilette, égrènent sagement
Kyrielle de mensonges, faux serments,
Pour plaire au curé les voulant immoler

Au faîte du magistère tronqué, l’obit
Où les morts du fameux purgatoire,
Sifflent le vin d’abbesses : réquisitoire
De laudes de complies : urbi et orbi.


On voit les prêtres pédérastes enfumer
De l’enfance, la croyance… le mythe ;
Assassins de l’âme, ces tristes sodomites
Paradent le dimanche, séduits du fumet

De puérilité, quand le chœur agrémente
De l'orgue, un subtil Orémus ;
En la coulisse d’un presbytère ; l’opus
En décélère la soif, le vice, la tourmente ;

Y plongent les déviants sectaires,
Bedonnants curés d’églises idolâtres,
Nonces liés au sobres mariolâtres,
Zélateurs de loges réfractaires

Au Christ-Rédempteur, adeptes du Vatican,
Du Pape, cet imposteur aux pirouettes
D'Ascèse... inlassable girouette
Au clocher du pernicieux Akân.


La mort est un dortoir; y sombrent encor,
Aux lunes manifestes, les endimanchés
De cathédrales voulant approcher,
Et sans y parvenir, Le Seigneur dont Le Corps

Fut livré au Calvaire, Ce Merveilleux Sauveur
Dont la Rome Papale crucifie à nouveau,
La Majesté Suprême… ils verront le caveau
Les happer_ frustrés de La Saveur

Du Repos Éternel dont est oint
Celui qui du Ciel, reçoit récompense,
Qui de L’Eden, et avec élégance,
Jouit sans retenue… Dieu, de lui, prend soin.




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020