UTINAM LACRIMAE*
Fautives larmes
Les larmes aspirent convenance ;
De mes regrets, rythment
la tolérance,
Sans en farder l'influx
de circonstances
Auxquels adhèrent les
souvenirs intenses.
Elles noient le cristallin vitreux
Percé de spasmes
malencontreux ;
S'étirent sans mal des
désastres nitreux,
Du mal-être, ses
rites malencontreux.
Les larmes accusent de
l'inhibition,
En d'agouants
besoins, la prétérition,
En desservent l’être riche
de prétention,
Modèlent du chagrin,
l'insolvable attrition.
Les miennes ont pris
de l'altitude ;
De mes troubles,
percé l'incertitude ;
En de sécables nuits de
latitudes
Y refoulant la digne
mansuétude.
J'ai traîné où
grimacent les chiennes
De comptoir en quête
de bourses pleines ;
Leur corps en feu, est
un brasier de plaine
En l'aube moite, aux
lueurs incertaines ;
Ai vu ces callipyges, fières, se dresser
Enfiévrées d’insultes,
souvent agressées
D’amants lâches, muscles
oppressés,
Coagulés sous le
germe engraissé.
*
De ces larmes, ces
perles illusoires
De grimauds lestés de
vaine gloire
Pleurs encellulés de
flots ostentatoires,
Désormais nulle trace…
sera-ce rédhibitoire ?
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2019

