Laissez courir
les mondes équidistants !
L’ectoplasme y enquille, toujours subtilement,
Les déçus du siècle, dont l’armement
Effraie le possédé, l’égaré, hors du temps !
Laissez entrer
les gueux et les manants
Tendant sébile, au noir de l’abandon !
En être vertueux, de l'amour, faites don,
Avant que ne survienne au matin, l’aliénant ;
Extirpe de
la vie, la dive quintessence !
L’affront des succubes n’a rien d’aléatoire ;
Mortes, sont passion et spleens illusoires ;
Ils traînent un venin en l’autosuffisance
D’orgueilleux repus de vaines dionysies :
Silènes, dont les entrailles débordent
De l’épigastre… faut-il qu’elles s’accordent
Aux systoliques flux du cœur en frénésie ?
Laissez
s’envoler les fuyantes volutes
Auréolant la nue ! Ici, l’aube soulève
Des mornes plaines, l’agglutinante sève ;
S’y écoule du germe, miasmatique cuscute !
Apaisez
les notules de l'opaque sommeil :
Oniriques déroutes échues de l’aurore !
Lors, croissent d’autres lunes, quand l’or
En éparpille les rais chauds du soleil.
A trop vouloir
connaître, on émarge du lit
De fièvres invaincues ; elles en alimentent
Sans mal, les gages… s'ils nous tentent,
Séduisent, au for de l’âme ivre parhélies,
D'overdoses
muées en maupiteux regrets…
Ne vous livrez aux rétentions ! Faites montre céans,
D’audace, vous, odalisques au drapé trop seyant ;
Boudez de l'ilotisme, les abruptes degrés !
Une nuit,
peut-être(?) vous viendrai chercher,
Quitte à essarter de la bouillante plèvre,
Les bises éthérées, calmant de la balèvre,
Les moites ridules finement écorchées.
Gardez de ces
soupirs, l'ondoiement plaintif !
L’étrange a pour escorte de civiles livrées ;
Souvent, elles empanachent du bâti cuivré,
Le métissage dopant l’énamouré craintif.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023




