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jeudi 11 mars 2021

QUIA DE PERICULO ANIMAE VOBIS* Il vous en coûtera

 

QUIA DE PERICULO ANIMAE VOBIS*

Il vous en coûtera

 

Passez votre chemin, la mémoire est en deuil !

L’homme a tout oublié… tout oublié...

Du Divin Sacrifice, à La Résurrection publiée

Du Sauveur Béni… voudrait-on faire écueil

Aux Pages Sacrées, ces Précieuses Feuilles ?

Le sang de L’Agneau répandue à mon seuil,

Coule encor en mon âme… Je ne peux L’oublier !

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

mercredi 10 mars 2021

TURBATI EXPACTATIONEM* Attente troublée

 

TURBATI EXPACTATIONEM*

Attente troublée

 

Je n’attends rien, qu’un printemps à naître,

Une aurore vêtue de ses plus beaux atours ;

Je n’attends plus rien que la nue, et qu’entoure,

Le halo du soleil inondant la fenêtre.

 

Sous le saule pleureur, le cerisier en fleurs,

Les chenilles paressent, repues de hallier ;

S’étonnent au renouveau, du preux chevalier

Arpentant l’allée que les ronces effleurent.

 

A l’ombre du vieux pampre, paissent encor,

Gavées de radicelles, les jeunes surmulots,

Ces grasses rates boivent du jour pâlot,

L’immonde égoutture infestée de mucors.

 

De l’attente troublée de la faune plaintive,

Aux nuits cendrées de l’avril assagi,

Les ondes équidistantes, en cette agrologie,

Se défont, puis… se meurent captives

 

Du désordre émané des vallons asséchés,

Des champs calcinés, épilés des bourrasques ;

D’acidifiantes pluies emplissent alors la vasque

Retenue du drageon s’y voulant détacher.

 

Proche du tohu-bohu, les plaines s’évanouissent,

Pour disparaître, étranglées de polluants,

Asphyxiées de tièdes corrupteurs engluant

La jachère, et qu’écalent les bruines subreptices.

 

                                            Moi,

Je n’attends plus rien des nouvelles fragrances

Allégeant l’air vicié… au printemps de Malmö ;

Garderai silence, à Stonehenge, ne dirai mot,

Avant du mont Cervin, braver la corpulence !

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

mardi 9 mars 2021

CLAUSTRALIUM VIRGINEM* Vierges cloîtrées

 

CLAUSTRALIUM VIRGINEM*

Vierges cloîtrées

 

Vierges éplorées de virginales sentes,

Buviez le vin d'abbesses effarouchées

Dont le cœur emmuré parfois, enfante

Des sectateurs, sans les jamais toucher,

 

D'ignobles homélies au panégyrique

Encensant l’Éphésienne, en l'antre d'Aricie ;

Bacchiades de Cypsélos, serves homériques

S'en grisant, pour mourir au seuil de Séleucie.

 

Vestales soumises du temple d'Artémis,

Festoyiez aux lunes, pour vous pâmer

Au tertre d'Halicarnasse, huées de comices

D’un mausolée vertement acclamé…

 

En ces rituels de sang, d'animisme,

La folie et la peur lient les suppôts

De magistères rivés au panthéisme

Et qu'absolvent, nus, sous le tallipot,

 

Plénipotentiaires au décorum de boue,

Légats ; Socrate en tance la casuistique…

Pascal, de ce stoïcisme, bague l'embout

Au probabilisme d'espiègles rhétoriques.

 

Les vierges de l'antique Ionie s'écroulent

Du marbre froid d'Hermès au caducée,

Druidesses de psychopompe, et qu'enroule

Le Péloponnèse, en l'esquif  bien trop tôt éclusé.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

lundi 8 mars 2021

EFFIGIES* Portrait

 

EFFIGIES*

Portrait

 

Il était une fois, en de lointains auspices,

Deux amoureux bercés de vents tropicaux,

Dont le souffle brûlant harmonisait l’écho ;

De jeunes amants, derrières les canisses,

Réceptionnaient l’accord au faîte de délices

Agrémentant la chair de reflets afocaux,

Et qu’enserrent les liens d’un frêle caraco

Posé sur la peau nue défaite d’artifices.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

 

VARIAQUE LUMINA* Hétéroclites lueurs

 

VARIAQUE LUMINA*

Hétéroclites lueurs

 

Parce-que les flammes bleues illuminent

La terre, inondent le cosmos, je scrute

Des étoiles, quand poque l’acroléine,

Les précieux faisceaux ; les orbes les percutent.

 

En ces retours de flammes, ces plumets incisifs,

S’entretissent des tons agrémentés d’éclats

Dessertis de miasmes astraux, par trop abrasifs,

Et qu’aspirent les vents dissipés, çà et là…

 

Par-delà les vallons écornés, paissent

De sages daines, de fébriles outardes…

Il pleut sur le silence enfiellé de détresses,

De grossières larmes, sans mal, s’y attardent.

 

Je vois du profond mirage, l'espace blessé

De ripopées… qu’aurais-je à m’en faire,

Si de ce corridor, les amours oppressées

Ecalent du confort, l’étrange atmosphère,

 

Où riches de nuances, les terres éventrées

Encavent tous les morts de nos cimetières,

Quand, émue, la nature excentrée,

Leste de vains attraits, son aura altière.

 

En parcourant matin, au nord de l'offense,

Ai voulu enquiller la bohème, voir l’étang,

La rigole ; des jeux clairs de l’enfance,

Princières musardes… oh vous m’en direz tant !

 

En la pareidolie muchée, mon regard

S’est flouté… grisé de métamorphoses,

Avant de se soumettre, l’œil hagard,

Dessus la houppelande, à la métempsycose

 

Translatée de novices, de vierges glacées

Dont l'âme fermente de plaisirs retenus ;

Elles pourraient, comme moi, déplacer

Le col de la morale tierce, puis, du contenu,

 

Absorber ici, le liquoreux… déguster

Des décoctions, uvale lie, tanin appréciable,

Bouter des réticences, l’affreux licol ajusté

Au port d’odalisques, croit-on_ irréprochables.

 

En l’œil d’amétropie, et malgré cette gêne,

Ai vu s’esbaudir, au-delà de l’Ether, le feu

Torréfié de stratosphère, pinçant l’euglène

Des rivières, pour du périastre suiffeux,

 

Calciner chaque point… étrange cérémonie :

La nature et le rêve s’entrelacent au revers

De narcoses, semble-t-il, dizygotes, au déni

Du râle poussé au pal d’un long hiver

Liant monarques et manants ibères,

Pris en étau, contrits, d’être punis

D’irascibles ides… faut-il qu’ils s’en libèrent,

Pour d’estivales mues, retenir ce haubert

Duvetant des saisons, le transfert abonni !

 

Parce qu’il n'est tempêtes, excuse possible,

Des orages, nulle tonitruance qui en vaille

La peine, me fais, en l’humeur cessible,

Utopiste de clichés… car, de la valetaille,

A la cour, sans tricher, fier, j’entaille

La chimère des digressions.. accessible

A la gent percluse de brettes coercibles…

 


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

dimanche 7 mars 2021

IRAE* Renouveau

 

IRAE*

Renouveau

 

Radieux matins du fringant renouveau,

Faites-moi déserteur du cosmos pollué,

Que j’aie à traverser, loin des folles huées,

Les jardins pénétrés de fragrances, les vaux,

Où s’abandonnent les versants rivaux,

De l’adret, à l’ubac, loin des lacs conflués,

Le faîte irradié dès l’aube, de souffles estivaux !

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

 

ETIAMSI* Quand bien même

 

ETIAMSI*

Quand bien même

  

Oui fidèle, j’aime à vous surprendre,

 Devant l’âtre... rêveuse, éthérée !

Votre âme, des fièvres altérées,

Ne se veut plus complice, n'en peut plus d’attendre

 

Les promesses arraisonnées au doute ;

Elles en encavent l'influx désordonné ;

Sera-ce en ce mois_ farouche, illusionnée,

La fin des débâcles, l'issue de la déroute ?

 

Vous y verrais-je en l’aube souveraine,

Oindre ces retrouvailles, du ton d'immodestie ?

Me suis, en la solitude, chaque jour, investi,

Afin d’y mieux placer votre trône de reine.

 

Quand bien même la honte entoilerait ma vie,

La colère musserait mes caprices toqués,

Resterai_ ô que ne le puis-je taire(!) roquet

Des gaupes en partance… en survie.

 

N'ai, en mes gènes, point d’angoisse palpable ;

J’empaquette mes joies, mes folles ivresses,

L’amativité en sa propagation ; l’espèce

Chue de l’amnios, se voudrait à ma table !

 

L'audace la rassure... n’aurais-je le droit

D’accuser d’indécence l'arrogant mécène

A la bourse trop pleine, le piètre silène,

Ce kaiser infatué, disert et maladroit ?

 

Faites-moi, des chemins contraires,

Chaperon ! d’incertains trompeurs surgissent

D’on ne sait où, puis en la nuit, glissent

Sous vos satins, comme pour en extraire

 

La pudeur dont vous gardiez l’entrée,

La chasteté rehaussée de grâce,

Face aux tendrons qui au matin, effacent

Des premières rides, les replis excentrés

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021