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mardi 9 mars 2021

CLAUSTRALIUM VIRGINEM* Vierges cloîtrées

 

CLAUSTRALIUM VIRGINEM*

Vierges cloîtrées

 

Vierges éplorées de virginales sentes,

Buviez le vin d'abbesses effarouchées

Dont le cœur emmuré parfois, enfante

Des sectateurs, sans les jamais toucher,

 

D'ignobles homélies au panégyrique

Encensant l’Éphésienne, en l'antre d'Aricie ;

Bacchiades de Cypsélos, serves homériques

S'en grisant, pour mourir au seuil de Séleucie.

 

Vestales soumises du temple d'Artémis,

Festoyiez aux lunes, pour vous pâmer

Au tertre d'Halicarnasse, huées de comices

D’un mausolée vertement acclamé…

 

En ces rituels de sang, d'animisme,

La folie et la peur lient les suppôts

De magistères rivés au panthéisme

Et qu'absolvent, nus, sous le tallipot,

 

Plénipotentiaires au décorum de boue,

Légats ; Socrate en tance la casuistique…

Pascal, de ce stoïcisme, bague l'embout

Au probabilisme d'espiègles rhétoriques.

 

Les vierges de l'antique Ionie s'écroulent

Du marbre froid d'Hermès au caducée,

Druidesses de psychopompe, et qu'enroule

Le Péloponnèse, en l'esquif  bien trop tôt éclusé.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

lundi 8 mars 2021

EFFIGIES* Portrait

 

EFFIGIES*

Portrait

 

Il était une fois, en de lointains auspices,

Deux amoureux bercés de vents tropicaux,

Dont le souffle brûlant harmonisait l’écho ;

De jeunes amants, derrières les canisses,

Réceptionnaient l’accord au faîte de délices

Agrémentant la chair de reflets afocaux,

Et qu’enserrent les liens d’un frêle caraco

Posé sur la peau nue défaite d’artifices.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

 

VARIAQUE LUMINA* Hétéroclites lueurs

 

VARIAQUE LUMINA*

Hétéroclites lueurs

 

Parce-que les flammes bleues illuminent

La terre, inondent le cosmos, je scrute

Des étoiles, quand poque l’acroléine,

Les précieux faisceaux ; les orbes les percutent.

 

En ces retours de flammes, ces plumets incisifs,

S’entretissent des tons agrémentés d’éclats

Dessertis de miasmes astraux, par trop abrasifs,

Et qu’aspirent les vents dissipés, çà et là…

 

Par-delà les vallons écornés, paissent

De sages daines, de fébriles outardes…

Il pleut sur le silence enfiellé de détresses,

De grossières larmes, sans mal, s’y attardent.

 

Je vois du profond mirage, l'espace blessé

De ripopées… qu’aurais-je à m’en faire,

Si de ce corridor, les amours oppressées

Ecalent du confort, l’étrange atmosphère,

 

Où riches de nuances, les terres éventrées

Encavent tous les morts de nos cimetières,

Quand, émue, la nature excentrée,

Leste de vains attraits, son aura altière.

 

En parcourant matin, au nord de l'offense,

Ai voulu enquiller la bohème, voir l’étang,

La rigole ; des jeux clairs de l’enfance,

Princières musardes… oh vous m’en direz tant !

 

En la pareidolie muchée, mon regard

S’est flouté… grisé de métamorphoses,

Avant de se soumettre, l’œil hagard,

Dessus la houppelande, à la métempsycose

 

Translatée de novices, de vierges glacées

Dont l'âme fermente de plaisirs retenus ;

Elles pourraient, comme moi, déplacer

Le col de la morale tierce, puis, du contenu,

 

Absorber ici, le liquoreux… déguster

Des décoctions, uvale lie, tanin appréciable,

Bouter des réticences, l’affreux licol ajusté

Au port d’odalisques, croit-on_ irréprochables.

 

En l’œil d’amétropie, et malgré cette gêne,

Ai vu s’esbaudir, au-delà de l’Ether, le feu

Torréfié de stratosphère, pinçant l’euglène

Des rivières, pour du périastre suiffeux,

 

Calciner chaque point… étrange cérémonie :

La nature et le rêve s’entrelacent au revers

De narcoses, semble-t-il, dizygotes, au déni

Du râle poussé au pal d’un long hiver

Liant monarques et manants ibères,

Pris en étau, contrits, d’être punis

D’irascibles ides… faut-il qu’ils s’en libèrent,

Pour d’estivales mues, retenir ce haubert

Duvetant des saisons, le transfert abonni !

 

Parce qu’il n'est tempêtes, excuse possible,

Des orages, nulle tonitruance qui en vaille

La peine, me fais, en l’humeur cessible,

Utopiste de clichés… car, de la valetaille,

A la cour, sans tricher, fier, j’entaille

La chimère des digressions.. accessible

A la gent percluse de brettes coercibles…

 


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

dimanche 7 mars 2021

IRAE* Renouveau

 

IRAE*

Renouveau

 

Radieux matins du fringant renouveau,

Faites-moi déserteur du cosmos pollué,

Que j’aie à traverser, loin des folles huées,

Les jardins pénétrés de fragrances, les vaux,

Où s’abandonnent les versants rivaux,

De l’adret, à l’ubac, loin des lacs conflués,

Le faîte irradié dès l’aube, de souffles estivaux !

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

 

ETIAMSI* Quand bien même

 

ETIAMSI*

Quand bien même

  

Oui fidèle, j’aime à vous surprendre,

 Devant l’âtre... rêveuse, éthérée !

Votre âme, des fièvres altérées,

Ne se veut plus complice, n'en peut plus d’attendre

 

Les promesses arraisonnées au doute ;

Elles en encavent l'influx désordonné ;

Sera-ce en ce mois_ farouche, illusionnée,

La fin des débâcles, l'issue de la déroute ?

 

Vous y verrais-je en l’aube souveraine,

Oindre ces retrouvailles, du ton d'immodestie ?

Me suis, en la solitude, chaque jour, investi,

Afin d’y mieux placer votre trône de reine.

 

Quand bien même la honte entoilerait ma vie,

La colère musserait mes caprices toqués,

Resterai_ ô que ne le puis-je taire(!) roquet

Des gaupes en partance… en survie.

 

N'ai, en mes gènes, point d’angoisse palpable ;

J’empaquette mes joies, mes folles ivresses,

L’amativité en sa propagation ; l’espèce

Chue de l’amnios, se voudrait à ma table !

 

L'audace la rassure... n’aurais-je le droit

D’accuser d’indécence l'arrogant mécène

A la bourse trop pleine, le piètre silène,

Ce kaiser infatué, disert et maladroit ?

 

Faites-moi, des chemins contraires,

Chaperon ! d’incertains trompeurs surgissent

D’on ne sait où, puis en la nuit, glissent

Sous vos satins, comme pour en extraire

 

La pudeur dont vous gardiez l’entrée,

La chasteté rehaussée de grâce,

Face aux tendrons qui au matin, effacent

Des premières rides, les replis excentrés

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

samedi 6 mars 2021

HYPOCRITAS, LARVAL* Hypocrites et larvaires

                                             

HYPOCRITAS, LARVAL*

Hypocrites et larvaires

 

Laissez passer morts de fosses communes,

Spectres de boulevard, âmes trépassées !

Verrez sur leur tombe, superbement tracé,

Bien-aimé(e), amies, recevez, une à une,

 

Salves de condoléances, hommages

De cœurs sincères, d’esprits butant

Sur l’ossuaire, sans un caveau décent,

Un mausolée chaulé, écaillé par le temps.

 

*

Hier, ils vous crachaient à la face ;

Tendiez sébile ; pris d'un remords soudain,

Attifent de pompes, malgré le dédain

De la froide dépouille, sa mutique carcasse.

 

Ils sont laids et sales, ces humains !

Sont, Père Eternel, drapés de syncrétisme,

Ânonnant des cantates, en l'adamisme ;

Psalmodient, en élevant les mains !

 

Soufflera sur ces nocifs incubes, le vent

De Colère du Très-Haut outragé

Des catéchumènes faisant fi du danger !

En seront pour leurs frais, ces tristes arrivants !

 

Entassés au mouroir de riches cathédrales,

On les voit négocier, en larves de confesse,

Une part de purgatoire, en serrant les fesses,

Sous romanes prières bavées en longs râles…

 

Que de narcoses au deuil de l’absence,

D'oblongues agonies, de cauchemars !

Ai-je du codicille de nonces, avec art,

Enjambé les cloques enfiévrées de jactance ?

 

Je hais les riches !!! Les sequins lestent du réticule,

La vaporeuse panse… ils enjuguent la foi…

Que n'aurais-je donné en ces hivers trop froids,

Pour vaincre du charnel, le blessant opercule !

 


D'un mielleux peccavi, un sirupeux laïus,

L’homme se grise de vains apostolats,

S’enivre du vin du baril des prélats,

Boit du Vatican, cachés sous le capuce,

 

L'amertume feintée de vieux ensoutanés ;

En pédérastes, les curés déchargent

Sur d'innocents gamins qui émargent

Du socle d'ignorance… pauvres âmes mort-nées !

 

Le mal semble anodin, le vice, appréciable…

Désormais, engoncés en l'autosuffisance,

Ils se définissent à coups de médisances,

Niant qu'au Jugement, se faudra mettre à table.

 

J'ai fait ce que j'ai pu, pour lier au souffle ;

De l'influx, mes larmes, mon sourire figé…

Ai balayé du lascif ego, le col ennuagé

Sous lequel se dilue la puante maroufle.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

vendredi 5 mars 2021

TRISTIS IDEAS* Mélancoliques ides

 

TRISTIS IDEAS*

Mélancoliques ides

 

L'automne a dénudé des parcs d'outre-lieu,

Le hallier; y erre l'âme du solitaire ;

Elle soigne des plus belles terres,

Le bourgeon ridé en son milieu ;

 

Il fait pleurer sur l'épaule du temps,

La rosée aux diaphanes gangues,

Au jour filtré de brumes exsangues ;

On y voit l'astre bleu se mirer en l'étang.

 

Agonisent encor, aux revêches saisons,

Des lendemains sevrés de florescence,

De froides boréales privées de radiance,

Estropiés, dit-on, aux moites lunaisons.

 

L'automne bride les solstices d'hier,

D'hémisphères transmués de calottes

Au noueux cordon_ de jeunes psalliotes

Aux volves racornies, le houx vert.

 

Il gémit, du long couloir venteux,

Troublé de disharmonieux râles,

Flouant alors, la phonie binaurale

Reprise da capo, de l'aquilon quinteux.

 

Il effeuille de mes rêves de gosse,

Les écarts insufflés à ma gourme

De garnement… le cran de la chiourme

De galiotes que les typhons désossent.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021