VARIAQUE
LUMINA*
Hétéroclites
lueurs
Parce-que les flammes bleues illuminent
La terre, inondent le cosmos, je scrute
Des étoiles, quand poque l’acroléine,
Les précieux faisceaux ; les orbes les percutent.
En ces retours de flammes, ces plumets incisifs,
S’entretissent des tons agrémentés d’éclats
Dessertis de miasmes astraux, par trop abrasifs,
Et qu’aspirent les vents dissipés, çà et là…
Par-delà les vallons écornés, paissent
De sages daines, de fébriles outardes…
Il pleut sur le silence enfiellé de détresses,
De grossières larmes, sans mal, s’y attardent.
Je vois du profond mirage, l'espace blessé
De ripopées… qu’aurais-je à m’en faire,
Si de ce corridor, les amours oppressées
Ecalent du confort, l’étrange atmosphère,
Où riches de nuances, les terres éventrées
Encavent tous les morts de nos cimetières,
Quand, émue, la nature excentrée,
Leste de vains attraits, son aura altière.
En parcourant matin, au nord de l'offense,
Ai voulu enquiller la bohème, voir l’étang,
La rigole ; des jeux clairs de l’enfance,
Princières musardes… oh vous m’en direz tant !
En la pareidolie muchée, mon
regard
S’est flouté… grisé de métamorphoses,
Avant de se soumettre, l’œil hagard,
Dessus la houppelande, à la métempsycose
Translatée de novices, de vierges glacées
Dont l'âme fermente de plaisirs retenus ;
Elles pourraient, comme moi, déplacer
Le col de la morale tierce, puis, du contenu,
Absorber ici, le liquoreux… déguster
Des décoctions, uvale lie, tanin appréciable,
Bouter des réticences, l’affreux licol ajusté
Au port d’odalisques, croit-on_ irréprochables.
En l’œil d’amétropie, et malgré cette gêne,
Ai vu s’esbaudir, au-delà de l’Ether, le feu
Torréfié de stratosphère, pinçant l’euglène
Des rivières, pour du périastre suiffeux,
Calciner chaque point… étrange cérémonie :
La nature et le rêve s’entrelacent au revers
De narcoses, semble-t-il, dizygotes, au déni
Du râle poussé au pal d’un long hiver
Liant monarques et manants ibères,
Pris en étau, contrits, d’être punis
D’irascibles ides… faut-il qu’ils s’en libèrent,
Pour d’estivales mues, retenir ce haubert
Duvetant des saisons, le transfert abonni !
Parce qu’il n'est tempêtes, excuse possible,
Des orages, nulle tonitruance qui en vaille
La peine, me fais, en l’humeur cessible,
Utopiste de clichés… car, de la valetaille,
A la cour, sans tricher, fier, j’entaille
La chimère des digressions.. accessible
A la gent percluse de brettes coercibles…
Armand Mando
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