jeudi 4 février 2021
mercredi 3 février 2021
IN OMNIBUS SE CAPTI* Piégé malgré soi
IN
OMNIBUS SE CAPTI*
Piégé malgré
soi
Personne n’aime, aux sombres décisions,
Se voir, du raisonnable, purger sans raisons ;
Le miroir du destin se joue des illusions
Dont l’homme cerne aux primes saisons,
Les factices reflets… sans compromissions.
Sommes-nous à même d’éteindre la colère
Grandissant en nos vies, d’oublier la peur
Aspirant de l’espèce, quand elle décélère,
Les degrés à franchir, avec torpeur ?
Enfoui sous l’ego, le prétentieux éveille
De la rhétorique, le pompeux scientisme…
N’est rien de plus trompeur, aux veilles,
Aux somnolences, qu'un captieux sophisme
Pommadant l’intellect, avant de l’indexer
Aux mémorielles côtes dont la capacité
Sape le cognitif, comme pour en vexer
Du sujet, la fragile réserve… hésiter,
Semble pour lui, seule issue possible…
Il bat alors sa coulpe, le regard embué,
L’esprit défait… en ces humeurs cessibles,
Le sujet brisé n’a plus qu’à ponctuer
Son mésaise, d’un fourbe acquiescement,
Sa gêne, d’un fallacieux accord… larvaire,
En ces désordres proches du dénuement,
Il pommade la honte le muant en pervers.
Personne ne se veut assujettir au mal,
Si le mal obvie du cylindre de la probité,
Pour laisser l’âme, de l’empreinte optimale
De la foi conductrice, sans jamais douter,
Aspirer contenance, quand le cœur dérouté,
Le fidèle s’humilie, sans craindre l’animal
Parasitant ses jours, peu à peu, éventés…
Le pénitent s’abandonne à son Dieu…
Plus rien n’a d’importance ! Le Calvaire
Devient sa délivrance… en Chrétien Pieux,
Se soumet au Créateur, Maitre de l’univers.
Armand Mando ESPARTERO© copyright
2021
TUAM LAVA* Lavez-vous!
TUAM LAVA*
Lavez-vous!
Entrez ! Laissez-vous convaincre !
D'autres perles ont bruiné de la nue
Pour mieux combattre et vaincre
De fusionnelles scories polluant l’avenue ;
S'y égarent les poupées moitié-nue ;
Éclosent de printanières vincres.
Agenouillez-vous devant La Majesté
Du Seigneur Tout-Puissant, notre Roi !
Des fardeaux, Il nous a délivrés, sans douter
Du Pouvoir dont Il est Héritier… Je Le crois !
Lavez-vous des doutes, des rites ecclésiaux:
Prêches alambiqués et sermons affadis ;
S'en sustente l’âme aux tons tinctoriaux,
Soufflés d’un vieux baume roidi !
Avancez au degré premier de la foi !
S’y concentrent des règles de l’amour,
Dont le croyant, quand il doute… parfois,
Dénigre la saveur piégée du petit jour.
Lavez-vous des hargnes avilissant l’espèce,
Ces mondains enkystés d’amertume,
De fureurs récusées de l’esprit en liesse,
Ce brumeux artefact en bosses de bitume !
De n’avoir su naître du Sang Sacrificiel,
De disgracieux monarques sans gloire
Orneront les métopes artificielles,
Du Royaume où Satan s’est vu choir.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
mardi 2 février 2021
ERUBESCEBANT* L’humiliée
ERUBESCEBANT*
L’humiliée
Immobile, blessée par la foule en liesse,
Se laisse fondre au milieu du chahut…
Sent le souffle de ceux qui l’oppressent,
L’assourdissent, en ce tohu-bohu.
L’âme en peine, prisonnière du flot,
Dont la rage clanique déchire l’espace,
Se voit invectiver, même du gourdiflot,
Jadis, talant ses perceptibles traces.
Ses lubies d’amante, ses folies d’harengère,
Ont, des pleines débauches, et sans mal,
Attisé les braises du malheur… étrangère
A la plèbe aux grognes extrémales,
La voilà, vaincue de l’audace, dont parfois,
Elle flatte, sans réserve aucune, l’attrait ;
Ses yeux quémandent indulgence, au froid
De ces regards, et qui, céans, l’effraient…
Femme, sans être docile… serve, sans être soumise,
Elle puise de l’attente, avant le couperet,
Rogatons d’infortune… aimerait, en promise,
Gravir du parvis, au laraire, l’étrange ableret,
Où, prise au filet de consommables noces,
Sa chair distillerait de louables étreintes…
Sa bouche confesserait, grisée de sacerdoces,
Cette fidélité acquise… et sans plaintes.
Mais… ses geôliers sont là… incivils, pugnaces,
Brandissant l’oriflamme du châtiment !
Puisque tu as, chaque nuit, en tes nasses,
Capturé sous fraie, tes pernicieux amants,
Modulé la faiblesse de pauvres céladons…
Puisque tu as su des familles unies, altéré
Le portrait, enjugué à ton rets, sans pardon,
La paisible fratrie, tu seras lapidée, enterrée
Sous le butoir de la rectitude… la mort
Te fera voir du miroir écaillé, le tain
De cette démesure ayant servi de mors
Aux hommes aboutés, privés de clairs matins…
Ecoute sonner le glas, pécheresse conquise
De minables gaziers au faîte des vanités !
De ton vieux cœur-breloque, s’attisent
Des cendrures… entends-les crépiter !
Femme, je te regarde, sans te jamais juger !
Ai tant de fois maquillé mon honneur
Du fard d’indiscipline… si tu les viens jauger,
Tu verras de mes tares, l’immodeste malheur
Scander, gorge pleine, avant que de me lier :
_
Il est de ces manants emmurés d’infractions ;
Son indocilité, fait preuve de défis… allié
Au désordre des pairs, se joue des séditions…
Sommes, toi et moi, inutiles blessures…
Que ne puissions-nous être riches d’espoir !
Celui du Seigneur, qui, couvert d’injures,
Agrémente l’esprit, de la foi… faut y croire !
Armand Mando ESPARTERO© copyright
2021
lundi 1 février 2021
AMELIE
AMELIE
Il est
des avantages en pointes,
De ces
plaisirs du bout des doigts,
Qui ne
vaillent_ cela, sans passe-droit_
L'insolent confort, quand disjointes,
Les émotions
canalisent la joie…
Amélie était soubrette d'un riche lord;
Coquette,
sans en avoir l'air, elle rêvait
De baldaquin,
de plumes; la nuit, crevait
De ses pauses,
l'insatiable bedon… lors,
Rêvait de ce qu'elle pourrait offrir
A l'amant, si sa peau l'attirait… promit
De s'abandonner,
quand l'épris, insoumis,
Délacerait ses dentelles, sans souffrir
Un refus,
lui, dont les rites crispaient
Parfois, le troublant mimétisme,
Dont le souffle liait, sans ascétisme,
La réceptive
peur ; d'impudence, drapée.
Amélie retenait
de ces contorsions,
Corps brûlant, la manœuvre;
Heureuse, se glissait, en pieuvre,
Entre ses
phalanges… et sans rétorsion,
Entrebâillant des cuisses, le portail,
Aux nuits d'encre, au petit matin bleu,
Aux folles chutes calamistrées du feu
De sa rose toison: joyau chu des entrailles.
La déchirure flattée de l'amativité,
Emprisonna, du mâle désemparé,
Le chevillon… pour se l'accaparer ;
Subtil
procédé, ceint de créativité…
Sous la cyme l'encoffrant, la ferveur
Du rusé,
lapa du lait de l'aréole,
La généreuse
glaire, les sucs d'alvéoles
Puisés
du liquide, en sa douce saveur.
Le froissement de la chair modula
De la retenue, chaque ridule
Noyée en ce cylindre… sous opercule ;
Enclavés
d'impatience, peu à peu,
Du manifeste, les lois… le jeu en valait
La chandelle, car de l'hydrorrhée
Perlaient
de moites grêlons… ils couraient
De la
peau, aux sillons, qu'avalaient
Les aigrettes du val pubien…
Brisés en
la constance de l'eurythmie,
Défaits
d'apparence, en l'accalmie,
S'enveloppèrent
de délices sans liens.
Giflés de
vents contraires, d'euphorie,
Posèrent
sur la couche bancale,
Méritoire
repos... de la fronce percale
Du drap,
s'étalaient de laviques scories
Rappelant
aux êtres repus de fièvres
Indomptées,
le tumulte des flots fusant
Des violences qui, en se diffusant,
Amplifient la muance d'une rétive lèvre.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
dimanche 31 janvier 2021
FLORES BLANDICES* Fleurs de blandices
Fleurs de blandices
Qui fait
pleurer la fille du dimanche,
La damoiselle entoilée d'organdi ?
En quel
jardin fleuri, ici-bas, se dédie
La jouvencelle retenue par la manche?
Êtes-vous
passé, en mai printanier,
Sous les
ponts de Paris, quand au soir,
Se promènent
ceux qui ont témoigné
Avoir vu
les amants, en l'aurore s'asseoir
Sur la
berge pavée ?… y traînent le manant,
L'autre lazzarone, sans asile, sans nid;
Des
rondes ancillaires, aux rites permanents,
Des
ballets de la cour, aux brettes ennemies,
Rien de
plus navrant que la dame soumise
Au preux
chevalier enjôlant de promesses
Sa rétive
personne!… aurait-il la mainmise
Sur les
serves outrées d'hérétiques messes?
Qui perturbe
l'âme des dortoirs, l'étudiante
Emmurée
de désirs conflictuels, d'appétence ?
L'aurait-on
asservie aux lunes radiantes,
Invoquées
de vestales spoliées d'accointances?
Qui humilie
l'infante berçant sa jeunesse
Au bord
de la rigole, au jour naissant ?
La veut-on punir, quand la devineresse
L'enchante,
puis, la purge de son sang ?
Les pollicitations animent encor
Le naïf
de ce monde, ce candide buté,
Dont la
démarche crispe sous le décor,
L'armure
du conspué, le jaseran côté.
Je le
plains, en ces heures nouées de solitude ;
Puisse-t-il,
un jour, prendre de l'altitude !
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2021
LUCERNA MEA* Ma chandelle
LUCERNA MEA*
Ma chandelle
Ma chandelle
s'essouffle, en ce petit matin;
Je n'ai
de lumière, que chancelante flamme,
Modestes
plumets auréolés du drame
Dont ma
plume dévoile les excès cadratins.
Ma chandelle
boude, en l'aube diamantine,
La rosée
pénétrant la flore butinée
De l'insecte
assoiffé d'orge abiétinée,
L'abeille
grisée du parfum d'églantines.
Ma chandelle
porte encor les stigmates
De suiffeuses
flammèches; se meurent,
Au point
du jour, ses pâlottes lueurs
Glissant
là, en fébriles squamates.
Quand mon
encre attise l'arabesque,
Le
souffle des mots décline lentement...
D'élégiaques
stances, sans apitoiements,
Éclosent dès potron, des nuances livresques;
Elles semblent,
en l'air serein, heureuses
De naviguer
entre les lignes, aux pages
Sublimant
la fadeur de nuisibles images
Accrochées
au revers d'épistoles crayeuses.
Ma chandelle
s'essouffle en ce petit matin;
Je n'ai
de lumière, que chancelante flamme,
Modestes
plumets auréolés du drame
Dont ma
plume dévoile les excès cadratins.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2021








