CALLIDUS
SUPERBIA*
Habile
prépotence
De l'humiliation, aux mensonges viciés,
D'inopportunes lois, aux règles bafouées,
Il n'est rien en ces luttes flouées,
Qui ne soit pirouettes de conférenciers.
La mort va son chemin au milieu
D'une plèbe lestée du poids de son péché,
D’un tiers-état qui se croit haut-perché ;
Il longe du cynisme de riches banlieues,
La contrescarpe… s'y étiolent au soir,
Déçus et sans grades, dont l'oligarchie
Défenestre, sans la foi, la synarchie,
En coordonne de dispendieux espoirs.
L'homme, en loup affamé, polit du malheur,
La lame sociétale, afin _ en ses manœuvres,
D'imposer silence aux glissantes couleuvres
Nues, au pied d'un kaiser hâbleur.
Ils pissent sur vos tombes, vous salissent
De propos tancés de voix nasillarde,
Souillent, des tuniques, la doublure blafarde,
Puis, en d'horribles quintes, vous bénissent,
Se donnant l'apparence de saints,
Sous des sapes cloquées de dogmatisme…
Faites montre de réserve, quand du népotisme,
D'avunculaires castes vous flattent à dessein !
D'autres ont, comme vous, comme nous,
Déviés de la sente où copulent ces hydres,
Ces tarasques fourchues, ces clepsydres
Dont les heures creuses font plier genoux.
Observez à confesse, ces prétentieux légats
Bavant aux laudes ! ils dessillent, sans crainte,
Du regard, les miasmes chassieux, de l'enceinte
De visions sectaires piégeant l'agrégat.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2021










