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mercredi 25 novembre 2020

UMBRA LUCI* De l’ombre à la lumière

 

UMBRA LUCI*

De l’ombre à la lumière

 

De l’ombre, à la lumière, se profilent

Les âmes s’en allant vers demain ;

On les voit qui, au matin, défilent ;

Confiantes… se tiennent la main.



De l’ombre, à la lumière, serviles

Vont les cœurs, sur de nouveaux chemins

Jouxtés du boulevard de nouvelles villes,

D’avenues débordées de l’enclos du jasmin.  

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

mardi 24 novembre 2020

INQUIT* Elle m’a dit


INQUIT*

Elle m’a dit

 

Elle m’a dit : _ j’arrive, je reviens de loin,

Des terres où les barbares se mutilent,

Du royaume où l’homme serre les poings,

Avant de se soumettre au fascinant reptile

Dont Ève, séduite de propos subtils,

Accordait attention, dont elle prenait soin.

 

Elle m’a dit : _ j’ai tant appris de choses

Dont l’âme festoie, aux prémices gaillardes,

Vaincue d’irréconciliables amauroses,

Aux causes extrinsèques, égrillardes,

 

Que je suis devenue, en ces folles chimères,

Réceptive au râlement fuité de la douleur ;

Que n’aurais-je voulu du plaisir éphémère,

Cadavérer au soir, la trottine d’ambleur !

 

Elle m’a dit : _ si je t’ai espéré, t’ai cherché,

Aux premiers décans, mes lunes pleines

Ont su dévier du trouble haut perché,

Et donner à ma soif, des toquades soudaines

Pour la mieux étancher… de l’ivresse malsaine,

Me suis désaccordée, sans jamais m’épancher

De labiles muances, prétendues souveraines.

 ***

Me suis, en ses yeux délavés, vu renaître…

A la haussière d'un esquif, mon double

S’est noué… de quelle grâce me dois-je repaître,

Pour traduire du mal qui m’enserre

Le germe évolutif ? En des mots insincères,

Me pourrais-je soumettre_ fût-ce en traître,

Plutôt que de dompter du pesant mal-être,

L’incivile livrée du servant : piètre

Caricature figée d’un travelling d’insert ?

 

Quand une femme vous quitte, c’est elle qui

Vous maudit… elle entaille vos rêves, avant

De disparaître… puis signe, par acquit,

De sa confession, l’insupportable aveu pavant

De la raison, quand elle prend le maquis,

L’insolence passive frustrant le survivant.

 

Quand la femme vous aime, elle vous lacère

Et le cœur, et l’esprit, avant de vous noyer

De larmes hypocrites, de pleurs nécessaires

A sa déconvenue… plus tard, ailes déployées,

S’envole pour un ailleurs, se faire choyer

En insatiable amante, prête à se fourvoyer,

Pour revenir en reine, et vous octroyer

Une ultime faveur, un venin, sans soigner

La plaie de ce mépris offert en émissaire.

 

Pourtant, nous les aimons, ces femmes

Qui font montre de passion, quand bien même,

Seraient-elles cruelles ! De leurs flammes,

Nous nous laissons couver… elles sèment

Sur nos vies, parfois, au matin blême,

Tant de paradoxes, qu’un simple diadème

Ne pourrait suffire à ‘’l’entrôner’’ en l’âme,

Quand la disconvenance entoile nos poèmes.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

lundi 23 novembre 2020

IN MONTE RENASCITUR*

 

IN MONTE RENASCITUR*

La montagne renaît

 

La montagne reverdit malgré l’hiver précoce ;

Domine des plaines rudoyées du mistral,

Les onduleuses friches, sous l’embosse

De steppes strangulées de longs râles,

 

Qui de la tramontane, aspirent

Le souffle empuanti de vapeurs viciées,

Avant que de gésir au ventre d'empires

Expirant de prairies, où pousse la jussiée.

 

La montagne allume de ses belles flammèches,

Les généreux plumets, les ardentes houppettes ;

Isole le bouquetin repu sous le campêche,

Le chevreau hardi rythmé de galipettes.

 

La montagne protège, de l’ubac à l’adret,

La faune en guingois, l’oie en migration,

Survolant les alpages, l’oisillon qui voudrait

Voir de près, les roides concrétions.

 

Elle est mienne ; à son col, je m’attache ;

La frôlent, l’aigle, le phénix en chasse ;

Des pitons, elle s’éloigne, se cache,

Se couvre de brumes qui l’enchâssent

Puis, s’offre au rochassier, qu’arrachent

A la paroi tressée, les tempêtes de glace.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

CADERE*

CADERE*

Chute

 

Si près de l’arbre, le fruit mûr qui éclate,

Délie de sa saveur, les plus suaves arômes ;

Quand il s’est affaissé dessus la roche plate,

Ne subsistait plus que pourrissante pomme.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

dimanche 22 novembre 2020

LE RESSUSCITE (UNUS DE PRIORIBUS SURREXIT)

 

UNUS DE PRIORIBUS SURREXIT*

Le Ressuscité

 

Qu’il est doux de penser au Ciel de La Victoire,

Ce Merveilleux  Jardin, où L’Amour est Roi !

Les anges sont témoins, nous relate l’Histoire,

De La Résurrection de L’Agneau ; je le crois !

Qu’il est bon de connaître en Jésus, mon Sauveur,

La Grâce, le Pardon, Le Sang du Rédempteur...

Pour mes fautes… cloué au bois, avec ferveur,

Crucifié d’ignobles, d’atroces contempteurs.

 

Je demeure confiant, ayant reçu les arrhes

Du Seigneur béni, mon Roi, Melchisédec ;

Reçois, Toi qui vainquis et Judas, et César,

Divin Messie, en qui n’est point d’échec,

Unique Fils du Très-Haut, Louanges,

Gloire, Tu en es digne !!! O Maître adoré,

Conduis-moi loin du monde sans Archange,

Ces ténèbres où le mal aimerait perdurer !

 

Délivre-moi du mal qui m’emprisonne,

Fais de moi ton esclave ! Je veux vivre

A Tes Pieds, me soumettre ; fuir l’âme félonne,

Prétendue asservie… cette hideuse vouivre !

 

Bienvenu en mon cœur, Toi, L’Agneau digne,

Sans tâches, ni défauts… mon esprit te loue,

Mon âme te fait fête… elle porte l’Insigne

Du Dieu Vivant : La Délivrance… j’encloue

Au panneau de ma foi, Tes Béatitudes ; en douter,

Ne serait profitable qu’au pécheur ignorant ;

Nul ne peut, comme Toi, Christ-Jésus, dérouter

Le Malin, ses pièges ! Je veux, au premier rang,

 

Au son de la Trompette, vaincre par L’Epée

A deux tranchants, Cette Sainte Parole...

Avancer, heureux, dans Tes Pas, m’agripper

A Ta Tunique, ignorer la chaleur du Shéol !

 BÉNI SOIS-TU,

Roi des rois, Seigneur des seigneurs !

Ma vie de racheté est entre Tes Mains ;

Mon péché  s'est dissout... annihile ma peur !

Elle faisait, sevrée de lendemains,

 

Montre de lâcheté dont se targue l’athée ;

Lors, elle boude de ma conversion,

Les prémices d’En-haut… je le peux constater,

Quand Le Père Éternel, de moi, a compassion.

Seigneur et Maître, Jésus, mon Créateur,

Façonne-moi, que j’aie, comme l’ancêtre Adam,

Le plaisir de jouir de l’Eden… Toi, L’auteur

De la mienne existence, fais-moi copossédant

 

Avec Abraham, Isaac, Jacob, du Royaume

Des justes; moi qui ne le suis pas ! Garde-moi

Du péché des faux oints ! Ces hommes

Te crucifient le dimanche ; ils larmoient,

Quand les dîmes sont rares ; tueraient

Père et mère,  pour s’emplir la panse…

Ces ventrus ne cessent de soupirer

Après Mammon, leur roi ; leur arrogance

 

Fait trembler les plus faibles ; ils se jouent

De leur méconnaissance, avec délectation…

Christ adoré, mon Dieu, mets-en joue

Ces trompeurs… qu’ils ne voient pas Sion !!!

 

Accorde-moi la Grâce, ce Divin Privilège,

De marcher sur La Voie, Le Chemin !

Te tiendrai La Main, car Ta Bonté allège

Mon fardeau… éloigne-moi du pontife romain !

 

A Toi la Gloire, Jésus-Christ, mon Berger !!!

 


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

samedi 21 novembre 2020

EXITIALE DEDICATION*

 

EXITIALE DEDICATION*

Fatale dédicace

 

A l’océan marbré que soulèvent les vents

Purgés de crachins, de rudes déferlantes,

Je dédie sous la houle piégeant le survivant,

Ma colère… des vagues brinquebalantes,

A la lame frisée, aux flots, sous la cuve géante,

Je dédie, sans montre d’amertume, en servant,

Ma tenace rancœur, sous les giclées battantes.

 

Aux montagnes qu’auréolent les brumes,

Que nimbent sous la nue, les brouillards,

Les buées de nébuleuse, éclatées au bitume

Foulé de dipsomanes éthérés et braillards,

J’avoue mes flous de sublunaire engagé

En l’estuaire de songes pris en étau

Entre les nuits d’orage, le sommeil allégé

De morphiniques pauses, d’us d’aggiornamento.

 

Aux jachères repues d’écobuage, aux terres

Cognées de machines crantées, déchaumeuses,

Araires de sylves piégées de prolétaires,

Je confie ma peine, mes larmes acrimonieuses,

Sans du confiscatoire, s’adjuger l’enjôleuse

Prétention encernée de dogmes délétères.

 

 

   Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

ABSIT REVERENTIA VERO*

 

ABSIT REVERENTIA VERO*

Ne craignons pas de dire la vérité

 

Rachetez-donc le temps, qu’importe le silence

De la gent orgueilleuse, cette caste flétrie

Au pérore de gourde ! Au nom de quelle patrie,

Poussez-vous le vertueux à faire allégeance

Au drapeau des silènes lestés de ces bombances

Dont vous fûtes jadis, et malgré vous, pétris ?

 

Dévoilez la constance du sage en devenir,

Quand de l’itératif, monotones cuvées, resucées

De cénacle pénètrent, s’y venant musser,

Le servile au palier d’un bien sombre avenir !

 

Enjuguez le trompeur aux fantaisistes aveux !

Il vous dira pourquoi l’étrange se vêt de moire,

L’ésotérique, du drapé de la riche mémoire

Écalée de la dive sapience niée du morveux.

 

Griffez de la panse du doxographe, le revers,

Vous verrez sa superbe, aux tripes profanées,

Coulée du faîte d’adages, d’aphorismes tannés !

De l’orgueilleux docte, hélas !_ l’esprit pervers

Ne se pourra défaire, puisque lié à cet avers

Dont l’effigie honore les traits acuminés.

 

Rallumez le savoir de l’ingénieux rhéteur,

Lui qui, en diafoirus, soigne de l’évidence,

Les troubles permanents, et qui, de la flagrance,

Aux moliéresques joutes, en fin conteur,

Grime l’incivil conspué du prévaricateur,

 Cosmétique la plèbe du fard de l’arrogance !

 

Si tant est qu’il faille de la faconde, alléger

Le diffus verbiage, pourrions, définitivement,

Enclore du mystagogue, le pompeux bramement

De prêches subliminaux, par trop ennuagés !

 

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020