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jeudi 24 septembre 2020

RURSUS IMPUDICA*

 

RURSUS IMPUDICA*

Immodeste récurrence

 

A brider du silence, la douce accalmie,

Ai de vos lourds poncifs, éventré la fadeur ;

Vos lois sont devenues, au truisme d’auteur,

Impudiques sophismes de l'adynamie.

 

A grimer de mensonges la trompeuse vertu,

Vos doutes prennent le pas sur l’authenticité

Qui, des prolégomènes à jamais usités,

Accentuent l’hyperbole du style impromptu.

 

A vaincre du fantasme, le douteux idéal,

Ai, du flou pathogène, allaité d’un sein clair,

Les larvaires ovules, chromosomes de glaire

S’y venant rompre en la sève létale…

 


La mort en escale au nord de vos matins,

Vient peupler la noirceur du vide sidéral ;

Y ronflent les mutants aiguisés de longs râles,

Et qu’enserrent les crocs du factice destin.

 

A narrer de nos peines encartées à la garde,

L’usufruit d'amnistie, avions de l’exergue,

Hissé avec aisance, en ce désert de l'erg,

Pavillon, avant _ souvent par mégarde _

 

De lester aux lois inhérentes ô combien

Au bonheur lié aux méandres soufflés

Du savoir, et qu’affinent du cylindre renflé,

Les vues de l’enfance trahie, corps et biens.

 

Sous la flamme d’une vieille chandelle,

J’écris nos infortunes, nos infélicités…

Celles qu’il m’en souvienne, encor plébiscitées,

Étarquent du temps mort l’aquatinte pastel.  

 


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

mercredi 23 septembre 2020

IRA IMPIGNORATAM*

 

IRA IMPIGNORATAM*

Colère hypothéquée

 

Faites rire les sages, vous les verrez pleurer !

Accusez l’innocent qui a l’âme sereine !

Il vous accueillera, sans faire montre de peine…

Il n’est rien, plus rien dont on se peut leurrer…

Depuis que le péché est venu l’emmurer,

L’homme s’est fait cerbère d’infamies souveraines !

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

lundi 21 septembre 2020

TRANSMIGRATIO*

 

TRANSMIGRATIO*

Transmigration

 

Quand les lunes chavirent de la nue de septembre,

Que les lacs éventrés déversent leur jusant,

Les rayons harmonisent de la résine d’ambre,

La fossilisation des reflets reluisants

Entrelacés aux mânes des solstices d’été…

L’étrange qui condense au-delà de l’Ether,

La voûte magnifiée, aux abords apprêtés,

Voile de l’exosphère, les cailloux orbitaux

Empierrant le parcours de mouvances laquées,  

Et qu’enlacent les globes emmurés de cristaux,

Les astres dérivés du cosmos terraqué.

 


Quand l’océan déchire les confluentes vagues,

Lacère de la lame, les sodiques frisures,

Le crantage altéré du corail qu’on élague,

La cuvette saline se vide... à l’usure,

De l’infundibulum… la marée bleue s’étrangle

Aux algues calamistrées des fonds clairs

Qui, du grand tourbillon en émacie les sangles,

Pour se poser aux digues rompues d’éclairs ;

S’y délacent le nostoc, les vertes thallophytes

Peuplant les fonds, quand s’enfoncent

Le limon, l’ajonc, crispés en bryophytes,

Les boues éparpillées aux iodiques ronces.

 


De la transmigration de ces mondes-buvards,

Aux acides perlés de mécaniques bruines,

Fondent tous les pavés de larges boulevards

Empruntés de sirènes dont le charme décline.   

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

VIOLARE SPACIUM*

 

VIOLARE SPACIUM*

Espace violé

 

Tonitruent les tempêtes, s’ébrouent encor

Les baleines du lointain Miquelon…

Il n’y a d’espace, en ce piètre décor,

Que le souffle purgé du violent Aquilon.

 

 

 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

INFANTAE DEVOTUM MUTATIS*

 

INFANTAE DEVOTUM MUTATIS*

Métamorphose d’infante

 

Secrète en ces jardins d’automnales soufflées,

Elle voile du temps, les subéreux accords

De muances emportant de son corps,

La nubilité mollement retenue au filet

 

De sa nouvelle vie… aurait-elle vécu, l’âme

Rompue de folles réjouissances, le cœur

Transpercé de cocagnes qu’un moqueur,

En d’impudentes brettes, sans flammes,

 

Ajusterait aux sarcasmes du libertin

Dont l’incivilité patine la démarche ?

Farouche, franchit de ces ultimes marches,

Les revêches dalles rivées au muretin.

 

Sa bouche fait offrande de baisers enjôleurs,

Longtemps retenus au pal de la morale ;

De cette parénèse, aux coutumes claustrales,

N’a pu s’échapper… ensuquée de douleurs.

 

Ses vingt ans acquiescent de la liberté

Dont elle veut faire fête, la juste anomie…

Ses rires modulent des fades économies,

La largesse voulue, la douce légèreté ;

 

La voilà, fin prête pour l’amour, celui dont

Parle le ménestrel volage de faubourgs !

Naîtront de ses impairs, d’imposants rebours

Qu’elle devra accepter, sans gêne, ni pardon !


L’angoisse naît de la peur… l’amour, lui, est un don.

 

 

  Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

dimanche 20 septembre 2020

SCIO MORIERIS ET ABIIT HELIAS*

 
SCIO MORIERIS ET ABIIT HELIAS*

Je sais que tu mens

 

Je sais que tu mens, quand tu pleures

Les amours confuses, les sentiments blessés

Dont le cœur récuse, avant de l’oppresser,

L’intactile percée livrée à la douleur,

Et qui, par habitude, quand l’envie est un leurre,

S’apitoie sur les larmes savamment déversées.

 

Je m’en veux de te croire, aux lunes démunies,

Si la nue enveloppe des nuits désaccordées,

La ténébreuse lie de ces ombres fardées

Accrochées à la sphère des orbes désunis.

 

Prisonnier du doute enjôlant mes faiblesses,

J’avance de guingois sur une terre nue ;

Jamais ne poussent, quand rentre l’ingénue,

De nouveaux lendemains, au for de la détresse !

 

Mon humeur s’est tarie ; j’ai des besoins malsains,

Des lubies écornées, de futiles envies ; l’apparence

Dont se vêt ma pâleur, accuse prépotence

Pour duper de mes peines le métrage assassin.

 

Je sais que tu mens, au soir blême où s’allument

Les faisceaux inondés de lueurs mesquines ;

Tu fais, sans y penser, au rouge de fuchsine,

En étalant l’étoupe, naître à l’aube, des brumes

 

Parsemées au vide de mes songes griffés

De prétentions, mes rêves-aquarelles…

Tu me retiens bien loin de tes marelles,

Au filin de la désespérance, souvent giflé

 

De vents contraires, morniflé de suroîts

Qui, de la mer de cendres, aux océans marbrés,

Soulèvent des matins, d'instables degrés

Auxquels butent les manants et les rois.

 

Qui suis-je en ces fictionnelles niches,

Ces gîtes bancals, couvoirs dont s’enorgueillit

La gent satisfaite de fruits trop tôt cueillis,

Pour, à pleine dent, mordre l'infecte friche ?!...

 

Je sais que tu mens, quand nos corps se paissent,

Enchevêtrés aux mâtines… aux primes angélus,

Vespérales où les nones s’affairent ; l’Orémus

Des prêtres, éveille de l'étreinte en laisse,

 

La gestuelle d’amants ivres d’impureté ;

Oh, je m’en dois défaire ! Laisse- moi confesser

De mes tares, l’infidèle récré… des rires froissés,

A ce vain retenir, ne peux plus m’apprêter…

 

Tes mensonges ont clampé à ma juste clarté,

Un ciel de brouillard, un espace flouté

De malédictions, de déprécations redoutées

De l’âme contrite de peccavi… sans douter

Qu’aux éphémères heures, l'esprit dérouté

Se prendrait aux cordages éboutés

Du noduleux système le voulant arc-bouter.

 

Pour sûr, tu t’en iras voiler de l’interdit,

L’offensante cambrure !… Tu fais de l’inédit,

En de souples pirouettes, aux souhaits affadis,

Confortables redites… nul être ne le dédit !

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

HAVES VINCULORUM MEORUM*

 

                             HAVES VINCULORUM MEORUM*

Nantis Laodicéens

 

Les hommes ont, des miettes de nappes,

Rassasié le plus faible, l’atone de ce monde,

Cet indigent bafoué, éjecté de la ronde

Où tournoient les nantis dégorgeant d’agapes.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020