RURSUS
IMPUDICA*
Immodeste récurrence
A brider du silence, la douce accalmie,
Ai de vos lourds poncifs, éventré la fadeur ;
Vos lois sont devenues, au truisme d’auteur,
Impudiques sophismes de l'adynamie.
A grimer de mensonges la trompeuse vertu,
Vos doutes prennent le pas sur l’authenticité
Qui, des prolégomènes à jamais usités,
Accentuent l’hyperbole du style impromptu.
A vaincre du fantasme, le douteux idéal,
Ai, du flou pathogène, allaité d’un sein clair,
Les larvaires ovules, chromosomes de glaire
S’y venant rompre en la sève létale…
Vient peupler la noirceur du vide sidéral ;
Y ronflent les mutants aiguisés de longs râles,
Et qu’enserrent les crocs du factice destin.
A narrer de nos peines encartées à la garde,
L’usufruit d'amnistie, avions de l’exergue,
Hissé avec aisance, en ce désert de l'erg,
Pavillon, avant _ souvent par mégarde _
De lester aux lois inhérentes ô combien
Au bonheur lié aux méandres soufflés
Du savoir, et qu’affinent du cylindre renflé,
Les vues de l’enfance trahie, corps et biens.
Sous la flamme d’une vieille chandelle,
J’écris nos infortunes, nos infélicités…
Celles qu’il m’en souvienne, encor plébiscitées,
Étarquent du temps mort l’aquatinte pastel.
Armand Mando
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