REGREDIENS
A NOBIS SUNT OMNIA?
Revenons-nous de tout ?
A rompre de la pensée idoine, l’enfance,
Premières récrés, marelles de craie ;
A dissoudre d’hier, les pénibles décrets,
Avions de l’entité, sans autre indulgence,
En de douteux grimages de stellionat,
D’improbables feintes de séducteur,
Troqué du destin, le conduit adducteur ;
S'en écroulent les
fiefs d’apadanas.
A supporter de l’autre, et sans la censurer,
La morale des pairs a terni du savoir,
Avant de l’embrumer, sans s'en apercevoir,
D’un suffocant nimbe, sans en emprésurer
La dive décoction… il en faudra, en ces mues,
Du temps pour voir naître l’embryon létal,
Ce fœtus aux traces incertaines, cet ovule
Bavé de l’intellect du censeur sous férule
D'un prude ; s'enorgueillit l'âme émue
D'un prude ; s'enorgueillit l'âme émue
Du scholiaste au génie sommital.
De l'ânonnement de la communale,
Au scientisme du pontifiant, ce loup ;
Du catéchuménat que les rites enclouent,
N’émanent_ je le crains !_ que banales
Resucées de scribes, fades allégories
De piteux doxographes dont la pensée
Civilise du style, en des tons nuancés,
Les propos soutenus d’hellénistes marris
De n’avoir su rompre de l’emphase,
Le déclamatoire, ce ruban de sophisme
Dont se pare l'Aristarque au tropisme
Simplet, sans bagage, car ruiné à sa base,
Déçu de la faconde du pitre d'hypokhâgne,
En lettré de Sorbonne, ce diafoirus
Inculte se prenant pour un docte_minus
Dont la harangue érige en cocagne,
Édits anathématisées, tronquées,
Grugées ; le sage en tacle l’idéogramme ;
Ce qui me pousse à dire, embaumé de dictame : _
Revenons-nous
de tout ? Ces formules
truquées,
Sont-elles
pour nous plaire, pour masquer
De l’estive
au pestilent ruclon, le profil agame ?
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020
















