AD FONTES*
Aux sources
Puisqu'il faut naître de souvenirs
Éparpillés en l'œuvre contadine,
Je ramène du seuil des siècles à bannir,
L'histoire, la science, de la curie latine.
On verra s'esbaudir sans mal la vestale
Épanouie d'un
harem, odalisque, houri,
Couchées au pied d'un sultan en escale
Aux enivrantes sources dont le désir nourrit
En ces manœuvres, le noyau cupulaire
Empli d'influx du souffle d'excitation ;
Lors, s'entrouvrent du crépusculaire,
Les bourgeons mués en l'éclosion
De morale aux outranciers préceptes :
Magistère tronqué de la Rome papale,
De prétentieux nonces aux lois ineptes
Bridés de pontifes aux substances létales.
Puisqu'il faut de Venise retenir les édits,
S’ajuster à son obédience, faut bien sûr,
Surseoir aux rites de ces affadis :
Homélies de moines sous tonsure.
On y voit poindre, enjuguées d'inconfort,
Lunes en canitie, étoupes bariolées
De fibres, d'astres placés en contrefort,
La nuit, fières, dressées en mausolées…
Aux sources de mon vocable d'artiste,
Repu de boutades, lacéré de blessures
Ai su du conclusif, en fier antipodiste,
Vaincre le temps qui ne jamais rassure.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020
















