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mercredi 6 mai 2020

QUOD VIOLARE ANIMA*…


QUOD VIOLARE ANIMA*…
Elle a violé de l'âme…


Elle viole de l'âme, les agréments
Des confessions, l’expectance ;
La délivrance purgée d'offenses
A du mal, avilit le sujet, s'il ment.

Des confidences, à la croyance
Apostasiée du serf méprisé,
A profané l’honneur, grisé
Les pontifes, larves de déviance.

Dominées par la rage, l'orgueil,
Les sibylles, ces prophétesses
Dont Satan scelle la devineresse,
Agréent les démons liés au deuil.  

Ils hantent au soir, les cimetières,
Se nourrissent de chair, dépouilles,
Nidoreux lambeaux  d'arsouilles
Au caniveau borduré de pierres,

A l'aube, sacrifient à Moloch,
Et le corps et l'esprit de pucelles,
Rosières déçues devant la stèle
D'un corps attifé de breloques,

Macchabée momifié, rossard
Devenu pour les vers en ripaille,
Cadavre vidé de ses entrailles,
Restes putréfiés de poissard.



Artefact semblable au Hadès,
Sans toit, ni devanture, s'ouvre
Au Loch Ness ; la brume couvre
L’onde crayonnée, morbidesse.

Voyez-là sans rides, ni défauts !
De sa bure de vil tortionnaire,
Toucherez les fibres tégénaires
Du monstre, la dame à la faux !





Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

lundi 4 mai 2020

ADIPISICING FLEXUS CONTRARII*


ADIPISICING FLEXUS CONTRARII*
Itérative inflexion

Larmes de feu, inflammables sanglots,
N'avez de la grâce, nulle délectation ;
En l'apyre spleen, vos tépides brûlots !

N'est de raisonnable, de l'attention,
Que mortifère audace, trémolo,
Phonie de sustain de violons !

Il pleut des restes en l'angoisse,
Mots floutés de grimaces ;
L'on croirait de l'indocile poisse,
Aspirer acariâtreté, volutes tenaces.



Ces rêves bluffent le Corfiote,
Ces songes, l'helléniste dissout
Du libertinage sans décote,
Quand le malheur l'absout,

Du factuel stoïcisme emmuré
De digressions bannies du texte:
Irréfragable stature… adjuré
Le zélateur chevillé aux prétextes,

Encorde de sophisme, d'arguties,
Enclos d'assertions, l'esprit
Affété du rhéteur par trop concis ;
Rien n'échappe au calotin qui prie,

Ce tartufe de romanes couvées,
Cabotine devant l'icône muette,
Sur la stalle, piètrement éprouvée,
Frappée de mutisme, pirouette

D'homélies, béat, en triste fat
De frileux répons… à confesse,
Égrène chapelet, piégé du califat
De pédérastes ennoblissant la fesse !


Pharisaïsme, laudatif d'ascèse,
Bousculent les silences creux,
Ces déserts de vêpres, messes
D'apocryphes controuvés, ocreux,

De la gent religieuse, grenouilles
De pollicitations de Satan:_
Vous offrirai royaumes, arsouilles
De basse-fosse; en indécents,
Contraints des mille et cent,
De riches endeuillés de dépouilles !

N'ai du monde, Dieu m'en garde !
Immarcescible soif ; modeste, la mienne ;
J'en lape, excorié d'échardes,
De breloques, l'aisance cartésienne.





Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

dimanche 3 mai 2020

AVARUS SOLITUDO*


AVARUS SOLITUDO*
Solitude goulue

J'éteins le couloir, ferme la fenêtre,
Entrebâille la porte du cellier ;
Du miroir, s'y semble délier
L’empreinte du passé à renaître.

Aux moites murs, s'entrelacent
Les ombres de l’hiver en jaspure:
Hiémales traces de moisissures,
Lézardes qui ici-bas, trépassent.

De ma thébaïde, lourds secrets,
Absconses énigmes d'enfance,
En éteignent les teintes irisées,
Empalées au doute gelant la foi.

J'épie, sans retenues aucunes,
Les méandres dont j'absolve la lie ;
Au mésaise indompté de l'oubli
Refoulé des miasmes d'écumes

Du ressac butant aux obstacles
Déviés d’antéversions, d'âpreté ;
Mes jours fardent des cruautés,
Le pennage, le cylindre spiracle.


Sur ma couche de solitude,
Topiques remembrances, 
Lardé d'attritions, d'offense
J'effeuille les béatitudes.

Écrasé de douleurs, de peines,
Ai du spleen, et sans peur,
Componction liée aux heures,
Tué les secondes pérennes,

Buvant l’hiératique culpa,
Ce tanin de coupe vermeille,
Rubis tanisé à nul autre pareil ;
Ma lèvre en retient l’appât,

Ce creuset enflé, fongiforme,
Balèvre de cavités aux béantes
Rhagades de déferlante...
Faut-t-il que je m'endorme,

Gavé de quiétisme, en nourrisson
Assouvi aux pointes de l’aurore,
Quand la rosée empourpre d'or,
Mue et flaccides frissons…  





Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

samedi 2 mai 2020

PARCERE IRAM TUAM*


PARCERE IRAM TUAM*
Épargnez-moi vos foudres !


Des rêves, à la soif de croire;
De vos pas, à ma frêle marche,
Nulle mesure… des patriarches,
Suivrai la voie, ragaillardi d'espoir.

S'épuisent, quand le mal dépèce,
Fantaisie, atticisme d'auteur ;
En archaïque scalde, fauteur,
J'imagine l'avenir de l'espèce.

Des volets clos, les vents d'hier
Fuient des nuits, la nichée,
La couvée pépiant, sans toucher
La queue de comètes pantières.


Pour me dédire du vocable:
Phonie d'intonation amène ;
Ai pris seul, défait de chaînes,
L'astre des joies inénarrables,

Souffle court, estourbi, en pleurs ;
En l'opacité du regard cuivré
Dorment des soleils enivrés
De rires, et qu'enclosent les peurs.

Serais-je le chien de faïence,
Du damier des réflexions,
Calotin de génuflexions,
Cagot grimé de repentances !


Suis-je des resucées, mentor
De pygmalions, chattes poudrées ?
On dit que l'euphémisme cendré
D'obséquieux, s'impatronise à tort,

Domptant de la métaphysique,
La théorie quantique du pisse-froid
Feutré de nébuleuse, parfois,
Sans panache, ni degrés cycliques.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

vendredi 1 mai 2020

ET ITA VIVERE…*


ET ITA VIVERE…*
Et si du mal de vivre…


Achète-t-on la vie, d'un livre,
L'existence, du charme trompeur ?
Déracine-ton du destin, la peur,
Du mal, rage, désir d'en survivre ?

Donne-t-on de fortune pleine,
Prébendes, louable viatique ?
S'en émeut-on, si de l'initiatique,
Les notes faussent les peines ?

Où sont les femmes épanouies,
Dont le sein agréait prévenances,
Aménité, douces complaisances,
Puis, à l'amant, perceptible ouïe ?


De possibles dérives, parfois,
Violent les règles attentatoires,
Dérogeant volontiers, d'offertoires,
Quinteux rituel d’adeptes sans foi.

Dussions-nous cacarder de l'être,
Le triptyque, ce fastueux retable
D’iconoclastie ! Rien d'acceptable,
Si ce n'est la soif du paraître !!!

Voyez du serf, entorse princière,
Gordienne calle ! De la palinodie,
Oppresseurs sacrilèges, érudits
Impudents à l’audace faîtière

De pamphlétaires de cour,
Théâtreux, miteux en loques,
Paradant, ivres de colloques,
Brisés, las de vains discours !


Du mal être, sans croyance,
Faisons bombance, ripailles,
Pour festoyer, s'emplir entrailles,
Quand l’âme, clivée à l'indigence,

Du verbe aimer, en herméneute,
Donne au Hérault du casus-belli,
Ton… aux primes embellies,
Au plus fort de la meute !

Je comprends… ou peut-être pas,
Ces orgueilleuses joutes
Estocadées de doutes,
Perplexité… sans accoter leurs pas.


  
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019