NULLA HESTERNO
Les absents d’hier
Obséquieux et funestes, grimés de mécréance,
Avancent au parvis froid du mensonge buté ;
Là, s’écoulent les heures d’indigestes offenses
Souvent mal digérées... ces lames affûtées
Lacèrent du bien-être, le confort illusoire,
Les promesses alourdies de fiel, de parjures,
Délimitent l’âme, l’esprit : inutiles accessoires
De breloques que mécanise l’injure.
L’automne s’est oublié en leur cœur violenté
De rêveries mesquines ; s’y dressent des murs
Aux vains décans de lunes éreintées,
Lustrées de lumières au biffin immature,
De silhouette floutée de désespoir ;
Le pastel d’un ciel trop éloigné,
Délie de sa substance, tous ces corps-dépotoir
Fermentés au cloaque d’un amour mal soigné.
Ils pavaient le passé d’une vie sans arcane,
Aux mystères essoufflés avant le jour nouveau :
Brouillardeuse existence de palabres insanes
Impulsées en nos joies au-dessus du biveau.
Nos aînés musardèrent en pérégrins bannis,
Pénétrèrent sans nous, d’altières forteresses
Profanées de reîtres semblant faire déni
De multiples défaites, d'innombrables détresses ;
L'inconvénient du malheur séculier,
Est un rite d’ascèse de prétentieux prélats
Enchaînés aux dogmes ecclésiaux, humiliés
Aux pieds de froides icônes ; harassés, las…
Regardez-les nager en l’eau glauque
En vils catéchumènes du catholicisme
Piégés de sectaires au repentir en toc
Victoriens offices d’ombrageux bellicisme
Du Valpute, de la Rome païenne :
Archevêques aux dispendieux drapés !
En sont pour leurs frais, ces véloces mécènes,
Monnayent la pensée pleinement égrappée.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019



















