Caricatures
En altier marin, sur la vague bleutée,
Je sillonne les mers remorquées au soir
De la rustre galiote au solide bossoir
Ignoré de la houle, d’humides ventées.
En soldat guerroyant, et la nuit, et le jour,
Je terrasse les elfes de l’iconoclastie ;
Fuis des chapelains de nobles dynasties,
Les prêches de mouroir, et qui toujours
Enserrent les bigots de chapelle, larves
En reptation au pied de la madone
Hissée au scabellon d’un fief que bedonne
Le clergé insoumis, et qu’emporte la varve.
En fauviste soigné, je retouche l’espèce
Assujettie à la mienne pensée ; je l’enquille
Au support de l’étoupe, ensuite, la maquille
D’un lavis pénétré de teintes, et qu’agresse
Le mordançage de cuprifères lies satinées
De pastel, d’invasives nuances pochées :
Braises d’un feu nous voulant rapprocher,
Pour nous mieux dissoudre du revers patiné.
En la contrefaçon d’un mimétisme froid,
Pose de pigmentaires tons, semblables
Au diptyque d’un ouvrage agréable
A l’œil de l’armateur accueilli sous beffroi.
Armand Mando
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