Des jets fusent de vos rires,
Quand la rosée pénètre le matin
Baigné de flots diamantins
Au dôme d'un riche empire
Au cœur d’un doux verger
Dont les fruits égayent en l’avril,
Le pourpré... parfois du fin grésil,
Éclosent des teintes mitigées.
Votre col rehaussé d’un sautoir,
A l’éclat qu’embrument au soir,
Les volutes cupriques d’ostensoirs
Figent la nue d’un flou ostentatoire.
Vos longues mains ivoires serties
De fines rides, cadencent du geste
L’agréable rythmique : immodeste
Récurrence de causes abouties :
Assurance, réflexes éthérés
De muse déliée de contraintes,
De dryade faisant fi des feintes
Arborées de galants maniérés.
Des canisses, aux frêles interstices,
J’épie à l'aube cette tempérance
Empreinte de complaisances…
S’en exhalent des baumes factices.
Suis-je donc partenaire des volitions
Dont vos pensées captivent doléances,
Caressent sans réelle constance
L'inextinguible soif ceinte d’émotions ?
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022







