LUXURIIS*
Dévergondage
Fermons la
porte ; laissons passer l’absence
De petits
matins gris, de sombres jours
Ridés de
désespoir, pleins de déliquescence,
Quand l’amour
se dévêt du somptueux ajour
Flattant de sa
superbe, l’insolite prestance !
Derrière les
volets, emmurés volontaires,
Laissons nos
corps repus accéder au repos !
En cette
thébaïde, grisée de vains éthers,
Illusionnés des replis de la peau,
Dont l’étreinte modèle la chair en oripeau.
Il flotte en
l’air serein, miasmes d’impudeur,
Rogatons de dévergondage… aussi,
Pour ne me livrer aux aveux pourfendeurs,
Ai de la
satiété, aspiré… c’est ainsi
L'étrange sève du plaisir séducteur.
Céans, en
l’inconfort du libertinage,
Agrémente encor les cicatricules
Qui, de l'hédonisme où le vice surnage,
Accentue de
l’hymen, le rose opercule.
La pression des fièvres tambourine
A l’adret du mal me voulant encaver,
A la moiteur de ta lippe sanguine,
Les lubies s'y voudraient entraver:
Houleux
râles d'effluves ambrines.
Liés aux pulsions chevillées au pal
De la
lasciveté, dérivons en-deçà
De fragrances défaites de l’opale ;
A peines nuancées, sous le reversa…
La
matutinale en voile du sépale,
La foliole
musquée, hier, s'y tressa.
Éreinté sous
tes draps, me laisse
Broyer d'inutiles rixes… j’ai péché !
La peur me
harnache, m'oppresse...
Je
confesse ce mal, pour empercher,
L'incube
arc-bouté sous la fesse:
Démon qui du plaisir, affaisse
Pour tromper,
le phallique perché
A ce mont pubien, s'il professe
Sans mal la faute, sans s'épancher.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021