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dimanche 12 avril 2020

QUI DICUNT ?


QUI DICUNT ?
Qui le dira ?

Se peut-il que nos rêves soient encor
En la soif du paraître, un présage,
La précognition d’enfant sage
Au sommeil écaché de son corps ?

Doit-on de déshérences, recouvrir
L’intestat... se mieux cacher,
En cette inanité, sans s’entacher,
Du sang de sa blessure... férir ?

Bien fol est celui qui, en ces messes,
Confira sa misère à l’ouïe réceptive
Aux sermons dont la gent attentive,
Si friande aux aveux de confesse,

Absorbera débit, sans en égruger
La pleine consistance ! Ma foi,
Puisque des vents, aux grands froids,
S’enroue le souffle court, ne peut juger

Sans me rompre moi-même !
Mes silences, que ne l’aurais-je tu_
Vrai, fuient la sente pentue,
Exploitée du rhéteur anathème !

Qui fera, défaits de ses croyances,
Honneur? Sera-ce en ces fièvres,
Que l’âme calmera la balèvre,
De peccavi, dignes repentances ?

Je crains qu’il faille des resucées,
Taire les coulpes ânonnées
Nasillardes... ne peuvent étonner
Le caïnite ; s’en doit-il récuser,

Pour au soir, cliver le réceptacle
Du doute… à quel manichéisme
Peut-il aliéner le syncrétisme,
Le régurgiter, faire obstacle

Aux digressions de péculats
De déprédation d’immodeste ;
La prévarication admoneste
En ces rondes, ceux dont l’apostolat

Avive conscience… s’il pleut encor
En nos déconvenues, des gangues
D’infortune, fera aux jours exsangues,
Soleil sans retenue, ni fallacieux accords,

Sur la peau de ces ombres lestées
De dogmes, de théogonie : cultes
De magistères tronqués, ivres d’insultes
Muées en thèses vouées à la Déité.

A reculons au parvis souillé,
Ai vu, du naos de chapelles gothiques,
L’oblongue silhouette du mystique,
N’être plus qu’effilure mouillée

D’eau bénite, d’acidité uvale
En coupe de transsubstantiation :
Mécanique pirouette d’ordination,
Prélats attifés d’habits de carnaval.

Du vase romain, au Récipient Céleste,
N’ai point résisté !!! Aisé, fut mon choix !
Quand je revois la rive où jadis échoua
Ma dégaine, mes ailettes buprestes

S’harmonisent de concert ; rémiges
Devenues, se déploient en l’azur idéal,
Absoute du péché, ma mutation féale
Honore du Seigneur, Le Prestige…

En génuflexion au Pied de la Croix
J’offre au Christ-Roi, ma vie, ma foi !



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

samedi 11 avril 2020

UTRES QUERIMONIAM*


UTRES QUERIMONIAM*
Des peaux de plainte


Aux larves du parvis de chapelles:
Ensoutanés délétères, tristes culs
Priant la madone, en céladons cocus,
Je pose mépris, s’ils manquent à l’appel.

Aux fleurons d’Hypokhâgne, les pires
Normaliens avachis sur le trône,
Je confesse mes tares, puis, entonne
Quelque éloge funèbre, pour enduire

De leur cuir, les rides ; ai tant poussé
Entre les wagonnets de caténaires,
La charpente, que mon dictionnaire
Usurpe des mots, un sabir oppressé.


Aux amants soudés au baldaquin _
Félons... vous les supputiez vôtres,
Ne sont que brisures d’épeautre…
Le vice est un tyran aux croches de requin.

A celles qui, sur ma peau immature,
Couchaient de fades mignotises,
Je confesse du pitre lâchant prise,
La peur des viles impostures.

Aux béguines du catéchuménat,
Cléricales d’un couvent de tortures,
Celles dont Diderot, en sa littérature,
Emmarbre d’un fastueux mécénat,
Je ne confesse rien de ce qui me peina.


Aux bedonnants de la morale :
Aristarque d’académie, métaphraste
Lestés de préceptes, dont les castes
Subliment sophisme, j’expulse râle

De dédain… mes nuits sont des matins
De cendre, au revers de la plume ;
S’égouttent parfois au bitume,
Des perles anathématisées du latin

Modelé de supin, avant que de pâlir
En palimpseste ; y renaissent au soir,
Anonymes liaisons, frasques illusoires :
Deux âmes liées aux sons brefs d’une lyre…


Allégé du bât des mots emporte-pièces,
Je vêts d’un dithyrambe à nul autre pareil,
Le persifleur bouté hors du sommeil
Enquillant de sa verve, hardiesse.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020 




Merci à LA BOÎTE VERTE pour ses GIFS

vendredi 10 avril 2020

INHIBITIVE COGITATIONES*


INHIBITIVE COGITATIONES*
Inhibitifs reflets

Les premières peines sont luttes,
Contradictions, désirs bafoués ;
Elles ont, quand elles permutent,
La rage du cinglant coup de fouet.

Les premiers chagrins détrônent
Du bonheur, confortable assise…
La bénignité, ce leurre qu'ils prônent,
Est en fait, pirouettes d'entremise.

Les promesses, l'aveu du devenir:
Ridicules fards, ceints de préjugés
Aiguisent du mécompte, sans y parvenir,
Déception, dont nos rêves purgés

S'encanaillent… faut-il en ce mésaise,
En troubler l'impérieux substrat ?
Permissive, ô combien… n'en déplaise
Aux doctes, la contention, ce claustra,

Arme du dédain du rhétoricien,
Ce lexicologue d'aréopage,
Paradant au cénacle de parnassiens 
Dont Villon bouderait l'apanage.

Les primes spoliations confinent
Le sujet distordu, arc-bouté
Sous règles, les clauses assassines
De pédagogie… en auriez-vous douté ?

En fait, le calvaire de domestication,
Est mon meilleur challenge_ tant pis
Si le professorat, par passion,
A de ma liberté, certes, par dépit,

Restreint trajectoire ! Suis du temps
Consommé, consommable, allochtone,
Qui, de la valetaille, prétends
Feindre l'asservissement… cela étonne,

N'est-il pas ? Quand on sait combien
De l'écoute, je me peux ouvrir,
Sans craintes aucunes… n'est rien
Qui ne se puisse céans, couvrir

D’épistémologie: ni sophisme
Du hâbleur gangrené d'arguties,
Ni paradoxes creux de la gent sertie
De doutes, de pyrrhonisme,

Dont l'helléniste accorde prépotence,
Quand Platon abolit de l'emphase,
Avec art et sagesse, grandiloquence
Du fat ivre de métaphore de base,

Piques sans style de babil,
Bées de lèvres anachroniques
D'un bouilleur de cru si débile,
Qu'il faille endiguer de sa nique

D'ironiste, avant de l'asservir
Aux alidades du métrage parfait,
Si tant est qu'on le puisse assouvir
En cette resucée d'abruti satisfait

De son don d'inepte... pauvre sot
Sans apprêts… sa raison est mienne ;
M'en dois-je réjouir, nu, au queusot
De lustres sans cautère ?  Simienne,

Ma silhouette argue du régent,
Son raglan de riche podestat
Admonestant le triste contingent,
Outragé, blessé, chu du tiers-état.

L'ultime râle pave l'insoumission
Au Seigneur Éternel… le profane ignore
Du Ciel où s'unissent par passion,
Les Elus oints du Père, ce Trésor.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

mercredi 8 avril 2020

SI TOTUM CERTAMEN*


SI TOTUM CERTAMEN*
                               Si tout n'était que lutte



Tel l'oiseau naviguant en l'azur,

Ailes déployées, je nage en l'aurore,

Albatros, troublé de l'athanor,

Voilant mon œil sous l'ébrasure.


Le feu mine des réserves d'hiver,

Épis ensilés, grappes de panicule ;

Gonfalon, pennon sur édicule,

J'en dévoile sentes et chemins verts,


Sans les armes choyées du kaiser,

L'arsenal de l'altier monarque ;

Il rassure le serf prêt à bander l'arc,

En quémande, au brûlant désert.


Parler d'amour, voix, cœur, déchirés,

Sans absolu, martyrisé, l'âme mitée,

Dénerve du mutisme, la taciturnité,

Calme de la chair, les replis ulcérés.


Tout n'est que pancrace, émulation,

Flux telluriques, puanteur, crasse

Sans bornes au creuset des traces, 

Pour l'ilote captif, sevré d'ambitions.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020




mardi 7 avril 2020

SPEM MEAM*


SPEM MEAM*
Mon attente


Et filent les astres enluminant
L’espace creux d’infidèles à bannir ;
Avancent en un feu permanent,
Les étoiles de mon devenir.

S’harmonisent joies et peines,
En un bouquet de parhélies
Sans vésanies, peur, ni haine
Distordant le sujet dévié d’aphélie.

J’attends au matin, les présages
De messianiques prônes de l’esprit:
Indiscrète tarole sans adages...
Ma foi sert Le Rédempteur qu’il prie.

Je longe seul, le jour, le péristyle
De cour, ce tertre du possible,
Enjugué, sans panache, ni style,
Aux Célestes Écrits conspués d'irascibles.




L'existence, ce bouillonnant  fleuve
Vient bercer d'hymnes de glossolalie
Le zélateur soumis à l’épreuve
Des rites de la Rome encyclique,

D'icônes du magistère papal,
D'ecclésiaux de riches cathédrales
De pédérastes hissés à leur pal:
Conformistes aux portes du Graal.

S’anime en moi l'éclat du silence ;
Elle vainc des sorites, l’emphase ;
Là, point  de notre enfance,
Le babil des premières phrases ;

Le temps, avant que de me lier,
En écale les fades souvenirs,
Flous engerbés à mon palier:
Bribes d’un passé spolié d'avenir.




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

dimanche 5 avril 2020

SEMPER EODEM MODO SE NUGATIO*


SEMPER EODEM MODO SE NUGATIO*
Invariables déviances

Il fait en vos fiefs de plénipotentiaires,
Chaud ou froid… c'est selon ;
Calfeutrés en l'assise de fastueux salons,
Vous jouez les cabotins sectaires.

Il fait nuit en vos rêves flétris, songes
Arrimés à l'éveil de justes bafoués,
Molestés, dont l'étal renfloué
De prébende, érige pal au mensonge.

Vos lois de sultan sans harem,
Font d'inflexibles voltes: intransigeants
Codicilles,tatillonnes règles dont la gent
Assouvie accuse quitus de catégorème.

L'impétrant vous sert de récipiendaire
Immolé au bûcher du trésor ; les sequins
Mal acquis, de votre réticule, faquin,
Vous gardent des rais du lampadaire ;

Vos secrets d'alcôves lestent de complots
De véreux négociateurs, ces douteux
Banquistes de tiers-état, coûteux,
Dispendieux perchistes hors-flot.

Courbettes, obséquieux entrechats,
Altèrent du narquois, l'élégance,
Si tant est que vous, maltôtier sans ganse,
En ayez ! Baron de la finance, vieux pacha

En qui le mécénat espère, à tort,
Puisque pétrit de doutes insolvables…
Que n'aurais-je voulu du négociable,
Revêtir exigible fait… De ces mentors,

Fameux pygmalions, la sagesse n'est plus,
Des mortes lunes, qu'artefact de nuit,
Brumeuse plasticité en gorge de puits,
Circonspection: vain mirement de plus.


Qui, des fétides plaies, calmera à force,
Ces lapilli de pérégrination,
Traverses jonchées d'inaction,
Encarts aux lézardes d'écorce ?

L'altruisme de mentorat d'ascèse,
Brise tabou du riche, sans mal ;
La fluctuante boursière s'emballe
Souvent, électrise_ n'en déplaise,

Les bedonnants cambistes de l'or…
JE HAIS LES RICHES !!!
Je me veux authentique ! J'affiche
Du talent la beauté, sans fard, ni corps

Inhérents à l'aspect, moins encor,
Du baume ornant des rides premières,
Les crevasses niées de rombières,
Craquelures bercées de désaccords.

Que ferez, vous millionnaires sans cour,
Vous, puissants sevrés de charisme ?
Oui, que ferez-vous, quand du tropisme
Du simple, jaillira tel violent discourt,

Le jugement: _  Vous piétinez ma réserve,
De l'avoir, le nécessaire, dépouillez
Ma remise ; vous laissez se rouiller
De l'ossature, support… sans verve
                                          *
D'un langage aux cernes d'idiolecte,
Vous confie, au seuil de ma misère:_
Rien de plus précieux, que la sphère
Où s'esbaudit l'âme déliée d'intellect !
La richesse est un heaume de haine,

D'égoïsme... c'est un jardin fané ;
Ses fleurs n'ont de bruines, que larmes
De saisons évidées, sans armes...
Les cycles semblent profanés

La misère du pauvre est un livre
Dont les pages diluent de l'importance,
L'imaginaire… il va de la vacance,
A l'intrinsèque, en l'idoine, poursuivre

La rhétorique de doxologie… enclosent,
De rêveries, parfume du petit jour
Les matins engainés, sans ajour,
Pénètre le silence buté des portes closes.


Si je nais en héros en la matrice terne
D'un vain accouplement, meurs, déçu
Du réceptacle de l'ivresse pansue…
Ma foi, claymore du devenir, encerne
D'indulgences, l'ambition cossue.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020