
MADIDIS LAPSA*
De guingois
Elle plissait du rêve, la subéreuse fronce,
Dégradait de ses nuits, l'opaque nébuleuse,
Se perdait au revers de la voûte crayeuse
Étoilant du malaise, le majestueux sconse.
Ses envies s'étiolaient en des besoins poussifs,
Désirs amortis par le confort du songe
Peu à peu évidé des folies qui rongent,
De mesquines lubies au fluide incisif.
D'elle, sans prétentions, s'animaient à l'aube,
De coupables visées, d'irascibles attentes
Engainant de ses peurs, en l'humeur violente,
La rage libertine que les fièvres engobent.
Dévêtue, éthérée en l'aurore, sa silhouette
S'ajustait lentement aux nuisibles contraintes
Encavées aux fantasmes dilués de complaintes
Sur la lèvre d'amants séduits de l'ariette,
Baume de meurtrissures au for de l'escient,
Infidèle brûlure d'actes estropiés
De l'infâme impudeur du souffle pépié,
De râles prolongés de son subconscient.
De guingois, ses angoisses, son appréhension,
Longeaient de la lasciveté, l'espace catarrheux,
Le plaintif geignement sous le galbe poreux
De la chair captive du mâle en sa captation.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019









