pinterest

lundi 18 novembre 2019

TRINUS ADMIRARI*



TRINUS ADMIRARI*
                                 Incroyable virée

Quand s’enfoncent mes doigts sous ta peau,

Écorchant de la chair, les farouches replis,

S’enflent alors tes seins ; ils implorent sursis, emplis

Des sucs galactophores des muscles en repos.


Minuit sonne à l’horloge de ton ventre,

En dépèce les heures hissées à ton nombril ;

Lentement, s'entrouvre au faîte du baril,

La glaireuse semence rivée à l’épicentre



De l’amativité... invisible lie de la mue

Transie de plaisirs... secrètes pulsions

De corps inassouvis qu'éveille l'inaction...

Langoureux frissons dont le tétant transmue


L’ivresse passagère afin d’y mieux griser

Au plus fort de l’ébat, la serve abandonnée

A l’exacerbation du mâle, condamnée

De mortes topiques...  en gouge méprisée.



De prolifiques pruines fardent de la chair,

Le col de la déconvenue… triste et pâle,

Ta face, dont la balèvre redessine l’ovale,

Absorbe quelque malsain transfert ;



J’y vois naître en ces floues d'escarmouches,

L'ithyphallique cellule d'impudence _

Cruelle désaffection d’amants en transe ;

Ils défroissent des plis chauds de la couche,



Les ombres en louvoiement, essartées à temps,

Du sol meuble, les miasmes coupables :

Bélinage d'hobereaux que peu à peu, ensablent

Les reflux d'hédonisme, ô combien tentants !




Las, je fais deuil de ces vices moqueurs...

Ma conscience confesse le vide catapulté

De l’esprit d'hommes, prêts à occulter

Le péché lesté du faix de la rancœur.    


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019