INEDIBLE
LIGAT*
Inconsommable lie
Poseriez-vous jalons aux salutaires actes ?
Ouvririez-vous la boîte de pandore…vous,
Dont les crises s'apparentent aux pactes
De conventions ? Qui, céans, se dévoue
A votre vilenie de jouissif autocrate ? Qui,
En ces subterfuges, ces obliquités, défient
De vos ambages, en de denses maquis,
Les rustres aliénés dont les âmes font fi ?
De l'anfractuosité de vos égarements, aux fiefs
Érigés hors cette pénéplaine, ne poussent _
Je le crains _ que d'avariantes greffes
Isolées du confort que l'intellect repousse.
Les hommes vous encensent en de folles cuvées
Semblables aux agapes de Bacchus, l'orgiaque ;
Amputent de l'abordable, en deçà des travées
Piégeant l'amphithéâtre, le majestueux abaque.
On y voit_ en des soirs d'illusoires promesses,
De molles silhouettes assujetties aux rites
Du cérémonial ; y tonnent, bronzes de kermesse,
Clarines de faux bétail noyé sous la gunite
D'édifices dont la plèbe fautive inonde
D'hypocrites larmes, le majestueux parvis…
On aperçoit, en de brumeux matins, l'immonde
De margaille, la déviergée… ravies
D'être des dionysies, indispensables maillons,
Des fastueuses laudes, impérieux légats
S'y venant compromettre, attifés de haillons
Accrochés au raglan de curés-renégats.
Vous boirez à la lie, le vin de vos débauches,
Sifflerez du nectar des succubes, l'âcreté !
Puis, irez rejoindre l'exuvie de vos proches ;
L'enfer vous saluera… chatonné d'âpreté.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019


