VICTUS SUBLIMES
GLORIOSIQUE*
Noceurs vaincus
Revêtez de silence, les brèves impromptues !
Dans l’alcool, le bruit de l'irrévérencieux ;
Les mécènes aspirent des trompeuses vertus
Du satiné des muses, le khôl de leurs yeux.
Érodant l’édifice où lézardent les rites,
Les païens édulcorent l'esprit des bonimenteurs ;
Ils placent en servants, sous l’Ether azurite,
Les syncrétiques prêches d’impavides pasteurs.
Des noces de lupan s’entremêlant les pattes,
Au relent de répulsives sargasses,
L’océan engraisse de ses fonds iodés, sa jatte ;
Elle déborde de spumeuses baves, encrasse
Les marins éloignés du vieux port ;
Enivrés d’absinthe, ils arpentent des vagues,
Les frisures ; elles chatouillent du corps,
Chaque muscle ; le vent chaud les élaguent.
Les chiennes d'impasses_ nues, bestiales,
Aguichent les mâles en quête de luxure ;
Ils glissent sous leur jupe, une main radiale,
En électrifient du galbe, l’agressive moulure
Faisant monter la sève du fier silène ;
Il hurle à la lune, puis, déverse sa semence
Sur la peau satinée d'une belle Carmen
En entaille des cuisses, l’hoplite privé de lance.
Drapez d’ironies ceux qui bottent en touche
Les scribes de Thalès, ces fous de la géométrie !
Voyez-les nuancer, quand pleure la Nitouche,
Le delta de la face aux mimiques flétries !
Vous verrez naître des plumes, le talent,
Du langage, le verbe soutenu, admonestant
Le valet de cour s'il avance à pas lent
Sur un vieux catafalque_ la nuit, en tremblotant.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019



