Eclectisme
J’ai rêvé d’un amour aux portes de mon lit,
D’une romance sage… trop peut-être,
Pour en moi, donner au vaporeux paraître,
Le prétentieux confort abouté de délits.
Me suis imaginé, quand la molle paresse
Domptait de mes nuits d’encre, l’ardeur,
Être, en ce dense malaise, le frondeur
Qui, en vitupérant, souvent agresse
D’un verbe lourd_ cacique d’Hypocagne
Démagogue d’un ‘’état-camisole” ruiné
A sa base… n’y viennent point bruiner
Les scélérates gouttes chues de la cocagne.
Ai fait semblant de croire au cartésianisme,
Pour en cosmétiquer la logique princière ;
Dois-je mouler d’un laïus insincère,
L’idiome pris en l’étau du fol académisme ?
Quand j’aurai fait le tour de mes chimères,
Périmétré l’espace où sombre la raison,
Donner souffle nouveau aux vieilles saisons,
Ferai, sans mal, en scrutant l’horizon,
Montre d’opportunisme, et sans péroraison,
Pour mieux ouïr des vagues, l’agonie de la mer :
Discordants murmures, bruissements éphémères.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021






