PRELATI
INTERFECTORES*
Prélats assassins
Meurtris de haine, de mensonges, de vices,
Les hommes ont tué la vie, trucidé le bonheur;
L'espoir de voir du Ciel, pousser la haie d'honneur,
Est, en leur âme morte, oracles d'haruspice.
Les soldats de Satan sont de finauds serpents;
En reptation, ils avancent sans crainte,
Au sinueux tunnel, toutes torches éteintes,
Pour mutiler la foi du juste, s'il se repent.
Le canal des débauches où s'isole le drille,
Déborde de l'aqueduc du sybaritisme,
Du conduit distordu du fol épicurisme;
Y flottent, ilotes et pernicieux gilles.
Les pasteurs enchâssés de sermons
De la Rome païenne, ces curés séduits,
Ânonnent ex cathedra,
de simulacres enduits,
De dolentes neuvaines appâtant les mormons.
Les farauds s'en viennent, se laissant
Surprendre, aux orbes en déclin,
Avant de succomber, suspendus au grelin
De l'éblouissement d'apocryphes blessants.
En de folles ripailles de métropolites:
Pantagruéliques orges de complaisance,
Les nonces à l'adipeux rumen, avancent,
Ivres du sang de vigne, en d'insolites,
Vexatoires propos au badigeon superbe,
Vilenies rehaussées de fadaises
Riches de mécréance, à l'ouïe d'un diocèse
Captivé, formolé d'observances acerbes.
Les prélats assassins du vieux catéchisme,
Sont encor bien vivants ; ils sirotent à la lie,
Un nectar fermenté qu'au son de l'hallali,
Déversent en vos coupes, les clercs du syncrétisme.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020



