ET IN
CORDE MOTUORUM*
Au cœur des
morts
Auriez-vous tué la mort, éventré l’idéal
Dont Mirabeau, fourbe asservit à Mammon,
En de nuits floutées, attise du décorum,
L’épais bâti ouatant la doublure féale ?
Vous œuvrez en la coulisse d’un théâtre
Qui de la gloire, atteste l’habitacle cossu,
Avant d’en piétiner la structure pansue…
Agnostique, que vous êtes… bellâtre !!!
Aumônier d’état, où nobles en raglans,
Clergé, mécénat en quête de prébende,
Magistère rehaussé de légendes,
Aspirent suffisance ; la plèbe, beuglant,
Aux portes des chapelles, tend sébile,
Le corps déchu de sa superbe,
Vient heurter du pouvoir, l’ironie acerbe
Dont Luther condamne les brettes débiles.
Vous pissez sur les tombes, ces contreforts
Dont vos rites sectaires annihilent
Symbole… chiens de zélation, voyez, il file
Le temps qui vous dessert ! Quel réconfort
Est vôtre, aux soirs où les fantômes
Viennent hanter la mémoire bancale ?
Seriez-vous des monarchies ducales,
Seuls, en reptation, des sous-hommes ?
Des cimetières, quand la mort interpelle,
Aux cryptes chaulées de basiliques,
Votre suiffeux profil côtoie les reliques
Sevrées de flamboyance… de quel appel,
Ferez-vous rétorsion ? De la coercition,
Serez-vous, en servants, pleinement
Assujettis, larvaires dont le linéament
Grappille de l’ébauche, pastel d’accrétion ?
Éteinte, l'ambition décline mollement ;
S'affaissera-telle au tertre du passé ?
Pressant du mamelon, influx condensé,
Sucs de convenance; de l’émolument,
Obtenez des miettes ; ne pouvez soutirer,
En vils maltôtiers, usuriers de cours,
Rogatons… tout le long du parcours,
Picorerez aux berges des marais,
Débris, chus de la table du roi ;
Ce roi, vous lui faisiez offrandes,
Bombance, aux orges de provende ;
Y pleurait lazzarone, aux froids.
Voyez-donc, ici, j’installe mépris
Au faîte d'insuccès, du mécompte
Du laudateur obséquieux ! La honte
Auréole son âme, lisère son esprit !
Je me couche confiant, pour survoler
De vos frasques, toute la nébuleuse ;
Ma vie n’a rien d’enviable… heureuse,
La pensée élusive, parfois, vient immoler
Des contradictions, les escrimes houleuses.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020



