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vendredi 6 mars 2020

OLIM*


OLIM*
Il était une fois

Il était une fois... mes rêves d'enfant ;
Comptines et saynètes en agrémentaient
Des nuits, la nue piètrement appontée
A l'opaque brouillard, et que l’Éther pourfend.

A l'orée des forêts hercyniennes,
Comme de Brocéliande, de facétieux  gnomes
Piégeaient les niquedouilles, qui, en hommes
Dupés, traquaient dessous les diluviennes,

Les enfants de la lande; moines et druidesses
S'y souvent prélassaient, quand à l'aube liée,
Les vents désamorcés rythmaient du peuplier,
Des branches, au feuillage, la transe enchanteresse.


Il était une fois… une reine déchue, un dauphin
Agité de fièvres... fidèle suivante, laquais
Bannis de la cour du cruel Lycaon, ce roquet…
S'en venaient au soir, d'arrières confins

D'Arcadie… ils avaient du silence palpable,
Effleuré les canisses; leurs larmes délavées,
Au jour, fuyaient encor du noble pavé,
En ces doutes, la lignée approuvable.


Au for de mes noires chimères, la songerie
Berçait de contre-vérités, le pragmatisme,
Sans faire montre d'un insolent quiétisme ;
En moujingue, j'arpentais de la pleutrerie,

L'altier tunnel, sans m'entremettre jamais
Des superstitions de commères sans classe,
Ces gorgones dont le pérore enlace
Les nigaudes de messe ; elles bramaient

A confesse, à l'ouïe d'un grincheux calotin
De diocèse... braqué, sans ouverture;
Suis-je en ces mythes sans infrastructure,
L'utopiste asservit à l'allomorphe destin ?



Il était une fois… que ne l'aurais-je tu!
Un garçon lié à ma doublure_ martyr
Déconstruit des siens… j'aurais voulu partir;
Suis parti mourir hors la sente pentue
Où les jours ne sont qu'altérable vertu,
Où les nuits s'encanaillent de piètres repentirs.  



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020