MOLLIS OBUMBRATIO*
Ombres floues
L'étrange creuse en
mon cœur souverain,
Un trou plus profond
que le vide abyssal
Où s’agite l’âme lestée d'un lourd chagrin
Dont l’esprit ronge
l'artefact commensal ;
S’y décatissent les empreintes
d'hier:
Altérables traces
de luttes anonymes ;
Piégées de fanges torpillées de lierre ;
Y traînent encor, tous les pusillanimes
Encerclant de mes
joies, le vain souffle ;
Ils en gercent parfois le sourire roidi…
Je vois encor la
pointe de l'ensouple
Percer de l’inertie,
les fibres affadies.
Où sont les indomptés,
ces messagers
Haranguant de mon
double, les peurs
Arrimées aux ires par
trop ennuagées
D'hommes faisant
naître de la torpeur,
En cette adynamie, flou
de velléitaire
Qui du mésaise,
aspire l'épiderme…
Je porte du pal
enfoncé en terre,
L'indélébile rivet, sans
y mettre terme ;
Du profil éjecté du
miroir écaillé,
Râlent les morts
avant de disparaître
Des limbes
sépulcraux, gorges éraillées,
Ici-bas, désarmés d’irascibles
reîtres.
Armand Mando ESPARTERO© copyright
2020


