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mercredi 17 juillet 2019

URBIS MAE*


URBIS MAE*

Ma citée

Il faudrait se revoir
Avant les jours de neige ;
Ils boudent mes espoirs
Avant de les soumettre
Aux clichés d’autrefois,
Sépia de vains arpèges…
Douleur, où est ma joie ?
Avancerais-je en traître ?


Ici, l’homme cherche en vain
Le  supin  des missels ;
Pleure entre ses mains,
Des larmes qui ruissellent

De la coupe où fermente le vin
Tanisé de la lie de rituels ;
Faux mages et devins,
A leur  coulpe, l’attellent…

Je veux revoir mon île
Aux  hanches océanes,
Allumer sous mes cils,
Des flammes courtisanes,

                           






Écorcher sans crainte, côté pile,
Sa face de sultane,
Sa courbe indocile,
Côté face, ses superbes tartanes _

Ces voiliers capturent l’eau salée
Mêlant coquillages, coraux
Où  se viennent affaler,
Sous l’iode, les minéraux…

Sa  lame martelée
Flotte en mes yeux  mi-clos,
Brave l'onde salée
Dont s'écarquillent les flots.

En lentes tarentelles,
Les algues sous la nasse
Délacent les dentelles
De folâtres sargasses.

De mes nuits les plus belles
Aux jours gris de janvier,
Des gobes d’aquarelles
Rehaussent le levier

De ma bavarde plume,
D'alizés, à Cythère ;
Ici, de l’âtre, s’enfument
Nos  rêves de corsaires.

Nu pied sur le bitume,
A des lieues de Saint-Pierre,
Dans le froid je m’enrhume,
Pâle, étranglé du lierre…


Armand Mando ESPARTERO© Copyright 2019