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mardi 16 juillet 2019

EXITIALE ESCHAETA*



EXITIALE ESCHAETA*

Fatale Déshérence


De mes soleils éteints, au voile des nuits,

S’épaississent les murs de ce profond ennui

Dont je caresse encor la replète structure

Absolvant du bonheur, la vraie villégiature.


Ignoré de l’amante mouchoir au bord des lèvres,

La candace, je maroufle la paroi de fièvres

Inoculées aux veines des rudes hivers

Égarés sur la mousse d'un vieux tapis vert


Emprunté d’infidèles aux moites commissures

Étrillées avec peine de roides meurtrissures,

Scellées à l'aperture exfiltrée de l’amnios,

La glaireuse poussée du coït, après noces.



Je joue à pile ou face entre deux insomnies,

Mon destin de bretteur ; j'aiguise sans déni,

L’inusable claymore dont la pointe transperce

Le souffreteux bedon de l’existence tierce,


Profane de l’histoire, l’organe  drapé

De démesure,  la plume dont dépend

Au fort du dithyrambe, le fallacieux Plutarque

Éveillé du formol des nymphes de la Parque.


De mon oubli de toi, au troublant narcissisme,

Je farde l’autophilie de totalitarisme ;

Ma vie organise de la coquecigrue, l’onirisme,

De billevesées truffées d’anachronismes.


Je joue à quitte ou double mes incertitudes,

Ces besoins d’aliéner aux vaines habitudes,

Le translucide double ; me suis fait échevin ;

j'y pérore en archonte, tel le vieil écrivain


Insufflant au langage dont Villon se fait maître,

D’idiomatiques brèves avant que de renaître

En des mots dont Corneille et Chateaubriand

Entoilent la candeur d’un syntagme brillant.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019