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vendredi 12 juillet 2019

DOLOR POETAE*


DOLOR POETAE*
Le poète chagrin

Un poète sait le temps…  ignore tout des mois ;
Il danse sur le feu de ses rêves déçus ;
Son émotion toujours, prend le dessus
Sur la réalité donnant musc à l’émoi.

Le poète est la toile dressée sur chevalet
D’un peintre illusionné ; il mord au fruit
Âcre de la démesure… à l’aube s’enfuie,
S’écaille sa peinture... triste mausolée.

J’ai vu naître l'aède des matins gris,
Sous l’étole d’un hiver détaché
Des saisons acceptables, souvent entachées
D’irascibles frimas tracés en exinscrit.

Ses mots dévêtent solitude et peur
Manigancées en son for intérieur, aux orages ;
D’inutiles épithètes y veulent sans partage,
En restreindre la cruelle fadeur,

Mais, il n’est de l’amour calibrant l’espoir,
Nulle feinte possible_ atteindre des césures,
Pour en faire clichés, la vraie littérature
Est chose impossible…ô qui pourrait le croire( ?)

Un scalde sous ma peau a mué ; ses peines,
Son chagrin jusqu'à la déchirure,
Sont autant d'inutiles blessures
De flaccides mues, d'exorbitance pleine ;

Se faisant geôlier de jeunesse, gardien
Des remords, regrets vertement tancés,
Le malheur s'en revient évincer
Du doute étranglé, chaque nœud gordien.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019