OCCULTA EVANIDOS*
Evanescents secrets
Quand les armoires délivrent secrets aux rois,
Senteurs, murmures dérobés aux alcôves,
Il faut peindre d’amour, en des nuances mauves,
Les teintes dérobées aux volutes de froid.
Je ne sais trop quoi faire, je lance cailloux
Sur la peau bleue de l’eau, modèle de la vague,
Les frisures puis au matin, j'élague
Les vents désaccordés de l'étrange bayou.
Que ne serais-je pas l’éconduit de septembre,
Attisant des chagrins, d’irascibles brandons !
Retenu malgré moi au noduleux cordon
De la femme- sirène écaillée en ma chambre,
J’aspire des armoires confiant secrets aux rois
De tenaces parfums ; ils troublent du négoce,
D’insoupçonnables luttes en mes rêves de gosse,
Traînent sur l’avenue où le soleil décroît.
L’étoupe s’effiloche des striures de croûte,
Dont le pastel aspire les plus folles nuances
Du bancal chevalet ; l’éclisse d’apparence
Dénude de l’ouvrage dont le style m’envoûte,
Les moindres retenues, là, dérupitent sans mal,
Les fredaines dont mon pinceau retouche
En de sournois ballets, le pulpeux de bouches
Éclatées d’ivresses vexatoires, animales.
En rebattant les portes, le cœur nu,
Ai pleuré mes chimères d’artiste écornifleur ;
Il parasite ici, son double persifleur,
Puis, séduit pour la forme, les tendrons ingénus.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019
